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20.01.2008
Oui aux quotas pour la pêche! Non à une gestion purement française!
Le président de la République s'est rendu hier à Boulogne-sur-Mer pour discuter avec les pecheurs. Il a avancé l'idée d'une remise en cause de la politique des quotas de la pêche fixés par la Communauté Européenne. A savoir: la France prendra la présidence de l'Europe en juillet prochain.
Même s'il est nécessaire de rassurer cette catégorie professionnel qui fait un travail dur, rude soumis aux aléas de la nature et pas seulement, je ne peux être en accord avec les propos de Nicolas Sarkozy. Encore une fois, un dirigeant français tente de résoudre un problème en l'enfermant dans un cadre strictement interne, préférant revenir sur la norme européenne.
La politique des quotas permet la gestion des stocks naturels de poissons de façon raisonnée. On le sait : nos océans deviennent des poubelles et voient leurs ressources appauvries. Ces quotas sont nécessaires pour maintenir les espèces, qui ne nous appartiennent pas.
Affirmer que les pêcheurs sont les premiers à avoir intérêt à sauver la ressource est vrai. Mais cela ne veut pas dire, j'en suis désolé, qu'ils ont raisons. Vouloir élargir ces quotas leur donnera un emploi à court terme mais posera un grave problème à long terme.
Cette politique européenne sur la pêche est donc nécessaires et justifiée pour préserver l'emploi et pour sauver les ressources de nos mers. Elle doit s'appliquer uniformément à tous les Etats-membres de la Communauté.
Maintenant, je sais qu'il faut aider les pêcheurs. L'Etat peut là, avec intelligence, réagir en demandand à la Communauté Européenne une dérogation concernant l'attribution d'aides.
20:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : La Droite sociale, actualité, politique, nicolas Sarkozy, pecheur, Boulogne sur mer, quotas sur la pêche







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Le commissaire européen aux Transports Jacques Barrot rappelle que la France ne peut pas unilatéralement modifier la politique de quotas de pêche mise en place par les 27 pays de l'Union et souligne que la gestion des réserves de poisson est indispensable.
"Les quotas de pêche, c'est pas fait pour ennuyer les pêcheurs, c'est pour la survie des espèces et pour la survie de la pêche", a dit Jacques Barrot sur Europe 1.
"On peut toujours parfaire les règles, mais il faudra toujours gérer correctement les réserves de pêche, sinon ce sont les pêcheurs de demain et d'après-demain qui se trouveront dans une situation impossible", a-t-il ajouté.
Il est possible pour la France d'ouvrir la réflexion mais son rôle, lorsqu'elle occupera la présidence, est d'abord de trouver un accord et elle ne peut agir seule, a-t-il dit.
"La présidence de l'Union peut toujours inscrire à l'ordre du jour, en accord avec les autres Etats membres, une réflexion plus approfondie. Ce qui est vrai, c'est qu'il faut quand même bien comprendre que ça ne peut pas être une décision unilatérale, que nous sommes liés par les traités qui ont communautarisé la pêche", a dit Jacques Barrot.
"Le rôle de la présidence est de dégager des accords. (...) Il ne faut pas se dissimuler qu'on a besoin d'une gestion des réserves de pêche", a-t-il ajouté.
Ecrit par : Guillaume | 20.01.2008
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