11.09.2009
Propositions de contre-partie à la taxe carbone
Taxe carbone, contribution énergie .... On entend beaucoup parler de cette taxe nouvelle (qui n'est pas un impôt nouveau !). Je suis évidement favorable à cette idée écologiste si elle est encadrée dans deux conditions :
- la fin de la culpabilisation du consommateur final qui ne peut consommer que ce qu'on lui propose;
- une taxe qui vise surtout les industriels, selon le principe "pollueur-payeur" et qui intègre les émissions de CO2 durant la fabrication et lors de l'utilisation du produit fini.
C'est la raison pour laquelle je considère, notamment, qu'une baisse de l'impôt sur le revenu n'a rien à voir avec la taxe carbone dans la mesure où son effet incitatif est nul. Par contre, j'invite à la lecture les propositions contenues dans cet article de Rafaële Rivais, paru dans le Monde :
Comment inciter les Français à prendre leur vélo pour aller au bureau ? "Ce type de déplacement ne représente pas plus de 3 % du trafic en France, alors qu'il atteint 27 % à 35 % dans des villes comme Karlsruhe, Fribourg ou Copenhague", souligne Jean-Marie Darmian, maire (PS) de la petite commune de Créon, en Gironde. M. Darmian préside le Club des villes et territoires cyclables, qui regroupe plus de mille collectivités locales souhaitant promouvoir l'usage du vélo comme "mode alternatif de déplacement".
Le Club souhaite que la loi de finances pour 2010 contienne des mesures incitant les Français à utiliser le vélo. Il demande que, à partir de 2011, les Français qui achètent leur premier deux-roues soient remboursés partiellement : soit par un crédit d'impôt égal à 40 % de leur dépense, soit par un chèque-vélo de 200 euros pour un deux-roues ordinaire et de 400 euros pour un deux-roues avec assistance électrique. Le prix d'achat moyen d'un vélo ordinaire est de 262 euros, tandis que celui d'un vélo à assistance électrique s'élève à 950 euros. Le Club souhaite aussi que les salariés qui font l'effort de venir au bureau à bicyclette soient "récompensés" par une indemnité annuelle de 200 euros versée par l'employeur. Elle couvrirait, en partie, les frais d'entretien (freins, pneus, etc.) estimés à 250 euros par an. Cette indemnité s'ajouterait au remboursement de la moitié du coût de l'abonnement à un service public de location de vélo. "L'entreprise pourrait bénéficier d'aides de l'Etat si cette démarche était retenue comme mesure compensatoire à la contribution climat-énergie, estime M. Darmian. On ne peut pas créer une taxe carbone si on n'incite pas les gens à basculer vers d'autres moyens de déplacement."
En Belgique, les employés qui viennent au bureau à bicyclette reçoivent, depuis 1999, une indemnité de 20 centimes par kilomètre. Aux Pays-Bas, les employeurs offrent un vélo à leurs employés tous les deux ans. La ville de Vienne a instauré cet été une "prime au recyclage" de 70 euros pour l'achat d'un vélo coûtant au moins le double.
17:39 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la droite sociale, guillaume delarue, ump, taxe carbone, contribution climat-énergie





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