16.10.2008

17 octobre 2008, Journée mondiale du refus de la misère

La journée mondiale du refus de la misère

Depuis 1987, cette journée permet au grand public d’entendre la parole des plus démunis et de s’engager avec eux pour combattre la misère.

Les objectifs de la journée sont :

- Donner la parole aux personnes vivant dans la pauvreté et la prendre en compte. « Nous ne voulons pas seulement raconter notre vie ; nous voulons aussi participer », disent les plus pauvres. Toute personne aspire à être reconnue dans sa dignité égale à celle des autres et à participer à la construction du monde. De leur expérience de vie particulière, faite de souffrances mais aussi de luttes quotidiennes, les personnes pauvres tirent une connaissance. Celle-ci est indispensable à l’ensemble de la société pour bâtir plus de justice.

- Rassembler tous ceux - du simple citoyen au plus haut responsable - qui veulent s’engager avec les plus pauvres. Rejoindre ceux-ci dans leur combat, c’est chercher à bâtir avec eux des relations d’égalité. C’est chercher et penser avec eux des réponses face à l’exclusion, à partir de leur vie et de leur savoir.

En 1992, cette journée a été reconnue par les Nations unies. Elle est célébrée dans le monde entier, au-delà du Mouvement ATD Quart Monde.

Retrouvez sur votre ville les événements de cette journée : http://www.oct17.org/fr

15.10.2008

La Marseillaise sifflée: on ne peut pas tout permettre

 

La marseillaise a été une nouvelle fois, sifflée lors d'un match de foot hier soir. Il se déroulait entre la France et la Tunisie, au stade de France. Une nouvelle fois car on se souvient que notre hymne national avait déjà été conspué lors d'un match contre l'Algérie sous le gouvernement Jospin.

Nous aurions aimé que ce soit la Fédération française du football qui prenne courageusement sa responsabilité en imposant une décision forte. De ça, rien du tout: le vice-président de la Fédération, Noël Le Graet, a dit : «Le sport rassemble et c'est toujours une erreur de ne pas jouer».
On aurait pu s'attendre à un peu plus d'ambition de la part d'un responsable de la manifestation, qui préfère se voiler les yeux d’une réalité qui a choqué les français... Non, on ne peut pas tout excuser!

 

Le sport est effectivement marqué par des signes continus de violences physiques ou verbales : tensions et violences entre supporters de clubs, dégradations de biens, injures par le biais de banderoles, injures raciales parfois d'origine nazies...

J'ai remarqué qu'il n'y avait jamais de sanctions pénales mais seulement des jugements internes à la FFF. Le stade est-il à ce point un lieu  magnifique et de paix où la loi ne s'applique pas ? L'esprit du sport, tant invoqué, même sacralisé et maintenant fourre-tout, se situe-t-il au dessus de la loi ? Que justifie cette délégation du pouvoir de la justice à une Fédération sportive, qui a pleinement un intérêt dans l’affaire ?

Si ces faits multiples et redondants s'étaient déroulés en dehors d'un stade, je suppose légitimement que de tels rassemblement n'auraient pu avoir lieu et auraient frappé d’interdiction.

 

Maintenant, ces individus, qui s'agressaient entre eux, attaquent notre pays. Je déplore la réaction du Parti Socialiste qui met de l'huile sur le feux par la bouche de Razzy Hammadi, secrétaire national du PS: «En effet, même si la France a eu pendant des années une politique coloniale en Tunisie, même si les Français d'origine tunisienne, et plus largement les Maghrébins ou les Français d'origine maghrébine (...), sont trop souvent victimes de discrimination et de harcèlement policier (...) il n'en demeure pas moins que la République, en dépit de ses promesses non tenues, n'est pas à humilier en sifflant son hymne».
Je traduits en supprimant le politiquement correct: ce n'est pas bien car je dois le dire mais c'est bien fait !

A l’opposé, je me félicite de la réaction du Premier ministre qui a été clair: « je pense qu'on devrait interrompre les matchs», en évoquant la «responsabilité des organisateurs».

 

J'entends bien les lecteurs qui trouveront une telle décision, si elle se concrétise, trop dure. Mais tout autre pays qui verrait son hymne hué réagirait de la sorte. Arrêtons de nous blâmer. Respecter les autres et se faire respecter vont de pair! Faire respecter les symboles nationaux est sine qua non.

 

Enfin, sur un autre plan, je pense également que, dans le cadre du rationalisme du capitalisme financier que j'appelle de mes vœux, les salaires des joueurs soient aussi concernés. Ces montants exorbitants de plusieurs millions d'euros, pour des joueurs qui se vantent souvent de bénéficier d'une image de solidarité (alors que certains se sont expatriés tout en jouant en France!), n'ont plus de communes mesures avec la réalité. Ils mettent en avant une chose : l'esprit du sport a une limite, celle de l'argent ! Et celle-là, va-t-on s'autoriser à la toucher ?

10.10.2008

Enfin, l'écologie s'installe à l'UMP !

b3f64ee2-055e-11dd-987a-2bb641b34b5d.jpgLe député François Grosdidier, plusieurs fois mentionné sur ce blog pour son courage et son travail indépendant sur l'écologie, va mettre en place un pôle écologique à l'UMP. Cet entretien a été réalisé par le Figaro le 3 octobre dernier.
Je me félicite de son ton indépendant notamment dans sa critique des membres de l'UMP qui opposent écologie et économie et voient en la protection de l'environnement un danger ou un rêve de fumistes.

 

Pourquoi ce livre au titre provocateur ?

J'ai fait ce livre (1) car je me suis rendu compte, au travers du débat sur les OGM ou d'autres épisodes, qu'on recommence les mêmes erreurs que par le passé en matière d'environnement. Nous avons inscrit le principe de précaution dans la Constitution, mais il y a un refus philosophique et une stratégie de contournement technique à ce principe. Mon livre est un plaidoyer pour ce principe de précaution.

On avait vu, à l'époque de l'amiante, à quel point gauche comme droite avaient refusé de tirer les enseignements de cette crise sanitaire grave. Avec le débat sur les OGM, on a eu la même chose, les mêmes élus qui me disaient que le transgénique pouvait avoir le bénéfice du doute et qu'il n'y avait aucune raison de ne pas mettre en culture des OGM de manière massive.

L'écologie n'est-elle pas plutôt une valeur de gauche ?

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, les sondages montrent que les électeurs de droite sont plus sensibles aux thématiques environnementales que ceux de la gauche « non verte ». Mais cette sensibilité ne se retrouve pas au niveau des élus UMP. Il y a un décalage générationnel et une visioon encore souvent uniquement productiviste. Sans parler de l'influence des lobbys, qui sont légitimes, mais très présents au Parlement.

Pourtant, l'écologie est un combat qui se situe au-delà du clivage gauche-droite. Je pense même que l'UMP est plus à même de saisir cet enjeu : le principe de responsabilité, qui est plutôt une valeur de droite que de gauche. La responsabilité, on peut la décliner sur nombre de sujets. Pour l'environnement, il s'agit du principe du pollueur-payeur, qui n'est que peu ou pas mis en œuvre. Autre exemple, celui du débat avorté sur l'éco-fiscalité. L'UMP est trop conservatrice sur ces questions.

Or, je crois que l'écologie, contrairement à ce qu'affirme l'extrême-gauche, est compatible avec l'économie de marché. Et c'est tant mieux, car le marché est aujourd'hui partout. Mais au sein de ma famille politique, surtout chez les plus libéraux, il est encore difficile de faire prendre en compte la nécessité de comptabiliser l'environnement dans la croissance, de se prononcer du point de vue de l'intérêt général.

Presque un an après le Grenelle de l'environnement, l'exécutif est-il toujours aussi présent et attentif à imposer les thématiques écologiques ?

Au sein de l'exécutif aussi, il y a un clivage. Je suis convaincu que Nicolas Sarkozy est en prise avec la société sur les questions d'environnement et veut aller au bout de l'esprit du Grenelle, tout comme Jean-Louis Borloo ou Nathalie Kosciusko-Morizet. Mais, à Bercy ou à Matignon, on rencontre, dans les services, une résistance à la fois culturelle et structurelle sur ces questions.

François Fillon a ainsi une vision très scientiste des questions d'environnement, presque idéologique. Il est encore dans une logique de fuite en avant par le progrès technologique. Moi aussi, je crois à la science, à la raison. Mais on est parfois dans un intégrisme scientiste qui n'est pas bon. La raison doit pousser au principe de précaution.

Il faut aussi plus d'exemplarité. A l'Assemblée, alors que nous recevons des kilos de papier par jour, nous ne faisons toujours pas de tri sélectif !

Que faire pour que les questions d'écologie soient mieux traitées par l'Administration et les élus ? Attendre un changement de génération ?

Il ya une évolution naturelle, mais il faut parfois savoir aider la nature. Il faut donc mener du contre-lobbying, mieux expliquer l'intérêt des énergies renouvelables ou de l'éco-fiscalité. Avec d'autres membres de l'UMP, Lionnel Lucca, Serge Lepeltier, Fabienne Keller… nous avons décidé cette semaine de créer un vrai pôle écologique au sein de la majorité.

On va transformer mon mouvement, Ecologie responsable, en véritable courant et lancer des délégations au niveau des communes, des départements, pour démontrer la compatibilité de l'écologie avec l'économie de marché et créer un rapport de force.

 

Retrouvez cet entretien directement sur le site du quotidien: http://www.lefigaro.fr/politique/2008/10/03/01002-20081003ARTFIG00531-francois-grosdidier-creer-un-pole-ecologique-a-l-ump-.php

09.07.2008

Rencontre avec Rachid Kaci...

Je l’avais, peut-être ou peut-être pas, déjà inscrit sur ce blog: je fus dégoûté du militantisme au sein de l’UMP, en voyant que rien n’avançait et que l’avis des simples militants, comme moi, n’était jamais pris en compte au sein de l’UMP malgré le travail que l’on peut y faire. Pire: on vous fait croire que vous participez mais, au final, rien n’est considéré.
La triste débâcle de la transposition de la directive communautaire sur la coexistence entre OGM et cultures conventionnelles, qu’on a fait passer en France comme une loi franco-française, est un bon exemple : on a pu participer sur le blog de l’UMP à un débat. J’y ai encouragé le député Grosdidier qui a été le plus courageux à droite contre cette loi, en argumentant mes propos. Mon message a été censuré: trop long éventuellement, ne rentrant pas dans les cases, sûrement !
Bref, le gouvernement a persisté dans sa ligne en tentant de faire croire que cette loi était la plus restrictive d’Europe, ce qui est faux. L’avis presque unanime des militants n’a donc pas été pris en compte : il suffit juste de relire sur le site les multiples messages.

Je me suis donc, depuis deux ans, tourné vers le monde associatif, qui fourmille d’idées bonnes pour la France. Cette addition de personnalités de milieux différents, de cultures différentes est une chance et une force incroyable pour notre pays. Je demeure convaincu que la Droite ne s’appuie pas suffisamment sur ce vivier.

Rattrapé par le virus de la politique et par la volonté de m’engager, fort de l’expérience vécue, j’ai contacté Rachid Kaci, connaissant un peu son parcours et ses idées.
J’ai rencontré un homme courageux, qui s’est construit une personnalité politique à force de détermination. Je dois bien dire qu’il n’a jamais caché ses convictions pour avancer plus vite. Il est aujourd’hui conseiller de la Présidence à la diversité et à la politique de la ville et ce, grâce à son travail uniquement.
Ce chef de file des libéraux conservateurs de l’UMP, rassemblés au sein de l’association La Droite Libre,  a le mérite d’avoir des idées claires et résolument actuelles : laïcité sans conditions, droite décomplexée et liberté de pensée, place majeure de l'initiative individuelle,...

De plus, Rachid Kaci offre une place majeure au débat, au centre de tous ses combats internes à l’UMP. Il accepte et même préfère que son interlocuteur ne soit pas d’accord avec lui pour discuter franchement. J’ai pu l’interroger librement et mesurer cette liberté tellement rare au sein de l’UMP.
Cette position rompt clairement avec le comportement de l’immense majorité des militants bien introduits et responsables de l’UMP qui sont experts dans l’exercice de cour et dans le retournement de veste.

Ainsi, il me semble incontournable de me placer, aujourd’hui,  au côté de Rachid Kaci. Il n’est pas le sous-marin d’un cabinet, d’un cercle d’influence. Il se bat pour la France et pour que l’UMP s’ouvre enfin à l’ensemble des militants et de toutes personnes partageant les convictions de la droite.
Il est donc l’unique chance pour que l’UMP ne se renferme pas dans une logique de RPRisation et de sa monopolisation autours de quelques personnes. Je considère, au contraire, qu’il est l’acteur de l’ouverture de notre parti. Il contribue à donner toute la noblesse au mot « Populaire ».

31.01.2008

Le rapport Attali : une chance à saisir

Jacques Attali a rendu son rapport le 24 janvier dernier. C'est le fruit de la Commission pour la libération de la croissance, créée par le Président Sarkozy dans le but de pulser la situation économique de la France, trop à la peine.

On en a déjà beaucoup parlé et, je le pense, trop critiqué. C'est un rapport qui pose les questions qui dérangent. Le Président qui réformera la France sera un Président impopulaire ... Mais, à long terme, c'est la France qui sera gagnante! Il faut casser les barrières, les blocages qui ne laissent pas libres de travailler où l'on veut, pour faire ce que l'on veut. Cela ne veut pas dire que il y faut une libéralisation totale et que l'Etat ne doit avoir aucun rôle. Il doit continuer à agir pour maintenir un équilibre entre tous.
Je fais parti de ceux qui pensent que la concurrence, la libre pénétration dans les marchés sont positifs pour le travail.
La France a trop souvent l'impression qu'elle a la meilleure législation d'Europe, voire du monde, les meilleurs services publics, .... Or ceux-ci ne fonctionnent pas ou uniquement grâce au patronage généreux de l'Etat (donc des contribuables). Je me félicite de l'avis favorable donné par la Commission européenne à ce rapport Attali car je suis convaincu que l'impulsion du changement viendra de l'Union Européenne, tant nos conservatismes sont grands. C'est un encouragement important, qui conforte le bien fondé du travail de la commission.

Maintenant, il faut être vigilant pour que soit réellement  appliqué les 316 mesures courageuses et éviter que ce rapport en soit un de plus. Je regrette que le Président Sarkozy en est déjà écarté certaines et je souhaite qu'elles fassent l'objet d'un débat au Parlement sans, pour autant, qu'elles ne soient dénaturées de leur contenu ( risque non négligeable, surtout en période électorale ).

N'hésitez pas à le télécharger et à le lire, pour aller au-delà des quelques mesures sur-médiatisées: Rapport Attali.pdf

16.10.2007

STOP à la misère! Réagissons avec nos différences

13.09.2007

La phrase du jour pour prendre nos responsabilités...

"Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers de tous les amphibiens et 70 % de toutes les plantes évaluées sont en péri , constate l'Union mondiale pour la nature (UICN).

Dans cette édition, la France est en première ligne, figurant parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées.

A méditer pour mieux réagir... Comment? En prenant le train, en recyclant, en ne restant plus passif devant des catastrophes écologiques ( Erika...), en prenant des fruits et légumes d'époque, ...
Les entreprises sont les plus polluantes. Mais c'est aussi au citoyen de changer son comportement pour que la planète aille mieux. C'est notre bien à tous!

A voir: http://www.uicn.fr

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08.09.2007

La Droite Sociale soutient le 17 octobre pour lutter contre la pauvreté.

Parce que personne ne peut se résoudre à accepter la pauvreté, facteur d'exclusion et principal obstacle à la paix, je soutiens et je participerais à la journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre prochain.
Cette initiative d'ATD Quart Monde, associé à plusieurs autres associations, invitent toutes les volontés quelque soit l'origine sociale ou les convictions à agir pour que la pauvreté appartienne au passé!

23.06.2007

L'Europe s'est réveillé vendredi soir!

Nicolas Sarkosy avait plaidé pour un traité simplifié durant la campagne de l'élection présidentielle. Cette promesse est en passe d'être réalisée.

Samedi 23 juin au matin, nous pouvons à nouveau nous écrier "Vive l'Europe en marche"!
Effectivement, dans la nuit, plusieurs pays menés par l'Allemagne qui est à la présidence du Conseil Européen et la France sont arrivés à un accord pour moderniser l'Europe et l'adapter pour une structure qui fonctionne à 27!
Après un possible blocage de la Pologne, craintive quand à son poids de votation et du Royaume-Uni, le contenu pour un traité a été arrêté. Certes, il reste des étapes à passer mais le conseil Européen a été une réussite politique forte.

Le futur traité comprendra, pour tous les signataires:

-un président de l'Union remplacera le conseil européen pour un mandat de deux ans et sera indépendant des exécutifs des États-membres. Il se consacrera uniquement à la Communauté Européenne. Le futur titulaire de cette charge sera José SOCRATES, homme politique socialiste portugais

-un Haut représentant pour la Politique Étrangère, ministre des Affaires Étrangères de l'Union, sera créé pour que l'Europe parle d'une voix sur la scène internationale,

-La possibilité de coopération renforcée entre quelques États européens qui veulent aller plus loin dans l'uniformisation de compétences,

-La Charte des Droits Fondamentaux de l'Union Européenne pourra être invoquée devant un juge national et être opposable en cas de litige,

-la communautarisation du troisième pilier: la politique de coopération policière et judiciaire en matière pénale sera voté à la majorité qualifiée et non plus à l'unanimité,

-l'évolution du but de l'Europe économique, qui vise à un véritable marché intérieur, en utilisant la concurrence comme outil et non plus comme finalité.

fb6c9939cbca977598c512dd82e70dfc.jpgC'est donc une conférence intergouvernementale capitale qui sera organisée dans quelques temps pour finaliser cette réussite.
Je me félicite du rôle du Président de la République Française qui a été précurseur de cet élan et, également, de l'unanimité des forces politiques françaises et européennes qui sont heureux de cet accord.
Toutefois, ce traité simplifié ne peut être une finalité, qui demeure une vraie Constitution Européenne. Il a le mérite de débloquer une situation née du "non" français et hollandais au projet de Traité Constitutionnel Européen et sera appelé à évoluer vers une Europe fédérale. Je souhaite aussi que, rapidement, l'Europe arrive à une uniformisation des politiques fiscales et à une révolution écologique au niveau communautaire.

Je suis également heureux de l'entrée dans la zone Euro de Chypre et de Malte.
J'en profite pour appeler à un statut unique des pays de la Communauté Européenne. Aujourd'hui, il en existe trois: les nouveaux entrants, la zone euro et les pays en dehors de la zone euro.
J'estime qu'être membre de la Communauté européenne, c'est accepter les agréments mais également les quelques efforts qu'elle impose pour être vraiment une force économique et diplomatique. C'est la raison pour laquelle je suis choqué quand je vois qu'un pays peut bloquer l'Europe lors du conseil Européen pour une histoire de double votation: la mondialisation nous appelle à prendre en considération des enjeux largement plus importants.

Enfin, je souhaite que l'Europe fasse une pause dans ses adhésions et dise "non" définitivement à l'entrée de la Turquie, porte ouverte vers l'Orient et l'islam politique.

17.06.2007

La TVA sociale : un paris pour sauver notre système de santé !

Haro sur le baudet ! La gauche a trouvé ce qui peut les unir, au moins en surface, le temps de du second tour des législatives : la TVA sociale.

Qu’est-ce que cette mesure ? Elle consiste à transférer le financement de l’assurance maladie des cotisations versées par les entreprises à une hausse de points de la TVA qui serait réservée exclusivement au financement de notre sécurité sociale.
L'avantage de cette substitution serait double: d'une part, alléger la taxation du travail; d'autre part, se protéger contre la concurrence des pays émergents.

Le constat actuel de notre système social français doit entraîner une vive réaction pour le sauver. Nous avons le système de santé le plus généreux d’Europe voire de la planète.
Mais il résulte qu’il est en crise. Il ne se finance plus lui-même… Il faut donc trouver des financements ailleurs pour en assurer la survie, notamment au moment où il y a plus de personnes âgées.

La TVA sociale est une solution intéressante. Elle permet de payer nos dépenses de santé par la consommation tout en n’entraînant pas de hausse de prix. Ainsi, le pouvoir d'achat des familles les plus fragiles sera préservé. Cette mesure, le gouvernement l'a confirmé, ne sera pas mise en place si elle baisse la capacité de consommer de ces foyers.

La réussite de la TVA sociale tient à deux conditions :
-Les entreprises devront jouer le jeu en répercutant ce qu’elles auront gagné par la baisse des charges salariale par une réelle et franche baisse des prix. Le but serait de compenser la hausse de la TVA. Hausse qui serait au maximum de 5 points.
Ce ne fut pas le cas au Japon en 1997, lorsque ce pays a appliqué cette mesure, et ce fut une catastrophe pour la consommation. Aujourd’hui, ce système fonctionne dans des pays comme l’Allemagne.

-La seconde condition est que cette TVA devra concerner les produits d’importation uniquement. C’est donc une mesure de protection de la production nationale et, pourquoi pas, un premier pas vers une préférence communautaire si les produits européens sont exemptés de cette TVA sociale.

La TVA sociale montre aussi la volonté du gouvernement de chercher de nouvelles recettes pour réformer notre pays. C'est certe un paris pour l'avenir.
Le gouvernement a fait savoir que sa décision n'est pas arrêtée et le secrétaire d'Etat à la prospective économique, Eric Besson, est chargé de rédiger un rapport sur l'impact réelle de cette mesure.

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