29.04.2008

L’Europe veut-elle nous tuer ?

En France, un reproche est régulièrement opposé à l’idée européenne. On le retrouve systématiquement dans les argumentaires contre l’Union Européenne. Ce reproche est soulevé tantôt par les eurosceptiques tantôt par les gouvernements toutes couleurs partisanes confondues.
Il s’agit de la suprématie du droit européen qui confère une origine communautaire à 60% voire 70% des lois votées par nos Parlements nationaux. Cette suprématie, selon eux, serait à l’origine du ralentissement et de la fragilisation de notre modèle national. Bref, « nos problèmes, c’est à cause de Bruxelles ».

Les politiques qui critiquent ces normes communautaires sont les mêmes qui, quelques mois ou quelques années plus tôt, les ont arrêtées en Conseil des ministres de l’Union européenne. Le conseil de l’Union se rassemble pour fixer les politiques européennes après négociations entre ministres nationaux concernés qui ont pris, précédemment, les instructions auprès des chefs d’Etat ou de gouvernement respectifs. Ainsi, n’est ce pas brocarder de façon malhonnête l’Europe quand ces dirigeants n’osent pas assumer dans leur pays ce qu’ils ont accepté hier, à la table du conseil ?
De plus, le collège et le président de la Commission européenne, institution qui a un rôle majeur dans la procédure législative communautaire car elle en est l’impulsion, sont nommés par le conseil de l’Union, avec approbation du Parlement Européen.
A l’origine de ces acteurs politiques, ministre ou fonctionnaires européens, il y a le choix des citoyens qui votent pour leurs représentants nationaux. C’est donc bien l’électeur lambda qui détermine indirectement l’orientation politique de l’Union Européenne.

La skyzophrénie de nos élus, et de quelques associations, a plusieurs racines. La France est réputée pour transposer les directives en droit interne avec un retard moyen de 10 ans. L’absence de préparations des ces réformes communautaires, souvent structurels donc complexes et impopulaires, fait qu’elles sont mis en place dans la précipitation, sans recul suffisant. Devant les manifestations de salariés ou de consommateurs mécontents, il est plus facile de se défausser sur l’Europe plutôt que d’assumer son manque de réactivité voire sa mauvaise foi. 
En guise d’exemple, je m’interroge d’ors et déjà sur l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs, qui devrait intervenir à horizon 2010. Aujourd’hui, nous nous félicitons que la SNCF soit en bénéfice. En catimini, son déficit de plusieurs dizaines de milliers d’euros a été éclaté entre elle, Réseau Ferré de France (donc l’Etat et son premier actionnaire : le contribuable) et un service annexe d’amortissement de la dette (SAAD).
De plus, pour conserver un statut privilégié, le personnel chargé de l’entretien des infrastructures, compétence relevant de RFF depuis 1997, est resté à la SNCF qui se retrouve donc fournisseur et client de RFF. Cela me semble peu compatible avec les règles de concurrence et il me semble impossible que l’Europe reste silencieuse dans quelques années. Quid d’une réaction française immédiate ?

L’Europe est donc labellisée « bouc émissaire » par un personnel politique qui n’assume pas des choix passés et qui préfère lui imputer la responsabilité honteuse de réformes nécessaires. C’est un obstacle important pour la confiance en l’Europe. Cela témoigne aussi du manque d’information sur son fonctionnement et de la méconnaissance de l’imbrication entre les institutions nationales et les institutions européennes par le citoyen.
En tant que militants pour une Europe fédérale, résolument démocratique et accessible à tous, nous avons là un rôle majeur à jouer. Nos actions doivent contribuer à mettre un coup de projecteur sur l’Europe au quotidien, sans oublier la formation populaire sur ce qu’est l’Union européenne.

Pour en finir avec cette désinvolture, le renforcement du rôle des députés européens dans le processus normatif communautaire me semble nécessaire. Ces seuls politiques européens issus du suffrage universel direct seront ainsi revêtus d’une responsabilité. Au-delà du renforcement de la démocratie, celle-ci leur imposera une obligation d’expliquer le fonctionnement européen et l’impact de leurs choix dans la vie quotidienne des particuliers. Cette proximité des acteurs de l’Europe sera une avancée décisive pour rompre avec les idées fausses et antieuropéennes.

Enfin, n’oublions pas que la France n’est pas seule en Europe. Notre « franchouillardise » a effectivement du mal à se dire que d’autres modèles fonctionnement aussi bien voire mieux que notre modèle français. Gardons en mémoire que l’Europe s’est d’abord fondée sur l’ouverture entre Etats du continent.
Il reste que, si nous sommes en désaccords avec les orientations définies par l’Union, sachons prendre nos responsabilités : en 2009,  votons pour choisir nos représentants au Parlement Européen. Plus la participation sera forte, plus leur légitimité sera renforcée.

Guillaume Delarue, Jeune Européen Rennes

09.04.2008

Loi OGM: vers l'enterrement des conclusions du Grenelle de l'Environnement ?

Différents courriers électroniques envoyés pour demander plus de courage de la majorité UMP concernant la loi OGM.

Au premier Ministre:

Madame, Monsieur,

Après lecture de la presse de ce matin, j'ai été très surpris de voir la position du Premier ministre sur l'amendement Chassaigne, qui garantit des filières de production commerciales qualifiées «sans OGM». Cet amendement défend un vrai choix pour le consommateur.
«L'amendement Chassaigne n'aurait pas dû être voté. Je m'engage à faire en sorte qu'en deuxième lecture, l'amendement soit supprimé" a dit Monsieur Fillon.

Au-delà de la violation de la décision souveraine de la représentation nationale, le Premier Ministre se détourne fondamentalement des finalités du Grenelle de l'environnement. Cette citation dans la presse, si elle est avérée, déséquilibre le texte sur les OGM au profit des grandes entreprises chimiques, pollueuses et ne protége plus la culture raisonnée et respectueuse de l’environnement.

Quant on est électeur de droite et que l'on agit pour l'environnement, il semble qu'on ne peut pas faire confiance au gouvernement. Alors à qui se vouer?
Je suis déçu de cette position. Quid des promesses électorales ? Cela est, de plus, un mauvais présage pour la réforme des institutions notamment le renforcement du Parlement.

Cordialement,
Guillaume

UMP:

Bonjour,

Face à la lever de bouclier de la majorité des parlementaires UMP contre les amendements de la loi OGM qui protègent la liberté du consommateur et qui tentent de maintenir le texte dans les conclusions prises par le Grenelle de l'Environnement, j'aimerais, en tant qu'adhérent de notre mouvement, connaître votre position sur ces amendements notamment l'amendement Chassaigne.
Etant convaincu que vous y serez favorables car vous êtes le porte-voix des adhérents et que vous connaissez les pressions des entreprises chimiques et polluantes pour diriger l'agriculture mondiale,  je vous invite à dire d'une voix forte l'intérêt supérieur de l'environnement et du choix du  consommateur sur les intérêts financiers, peu soucieux de la nature, des ces seules entreprises.
Ensembles, soyons courageux et faisons que l'UMP soit la force politique courageuse, résolument tournée vers l'environnement.

Très cordialement,
Guillaume

Monsieur Goulard, député de ma circonscription: 

Monsieur le député,

Après les reculades de la majorité sur les différents amendements qui défendent le choix des consommateurs et qui tendent de maintenir le texte en conformité avec les conclusions du Grenelle de l'environnement, j'aimerais connaître votre position sur ce texte et particulièrement sur l'amendement Chassaigne qui garantit des filières de production commerciales qualifiées «sans OGM».

Je suis électeur de Sarzeau, sur votre circonscription du Morbihan. Cette commune est placée dans un environnement extraordinaire et tellement fragile. Vous avez dit aller souvent sur notre Presqu’île de Rhuys.
Je connais votre liberté de parole. Aussi je vous invite à faire un geste fort en soutenant ces amendements qui nous protégent tous et équilibrent ce texte en le soustrayant aux pressions des entreprises chimiques et polluantes. Il me semble que protéger une filière sans OGM et défendre la libre expression des membres du futur Haut Conseil des biotechnologies ne peut aller que dans notre intérêt à tous.

Je vous remercie de me communiquer votre position sur ces amendements.
Cordialement,
Guillaume

Monsieur Grosdidier, seul député UMP favorable à l'environnement:

Monsieur le député,

Après les reculades de la majorité sur les différents amendements qui défendent le choix des consommateurs et qui tendent de maintenir le texte en conformité avec les conclusions du Grenelle de l'environnement, je vous félicite de votre voix discordante et libre.
Il me semble que protéger une filière sans OGM et défendre la libre expression des membres du futur Haut Conseil des biotechnologies ne peut aller que dans notre intérêt à tous.

Je  suis membre de votre parti politique. Vous êtes la voix des membres de l’UMP qui veulent une agriculture raisonnée voire biologique et diversifiée et qui ne peuvent plus compter sur les autres parlementaires. Je suis scandalisé des propos du Premier ministre qui visaient à supprimer l’amendement Chassaigne. A quoi sert alors le Parlement ?

Continuez à faire ces gestes forts en soutenant ces amendements qui nous protégent tous et équilibrent ce texte en le soustrayant aux pressions des entreprises chimiques et polluantes.
Je vous remercie encore pour votre position et votre courage.
Cordialement,
Guillaume

Monsieur Copé, député qui s'acharne particulièrement contre les amendements défendant les consommateurs: 

Monsieur le député,

Après avoir lu votre position contre les différents amendements qui défendent le choix des consommateurs et qui tendent de maintenir le texte en conformité avec les conclusions du Grenelle de l'environnement, je suis surpris de voire votre acharnement à lutter contre ceux-ci.
Il me semble que protéger une filière sans OGM et défendre la libre expression des membres du futur Haut Conseil des biotechnologies ne peut aller que dans notre intérêt à tous.

Maintenir le flou sur l’origine des produits et briser la libre expression des professionnels dans l’instance consultative peuvent être des encouragements au manque d’honnêteté des études sur les OGM, menées par les entreprises agrochimiques (cf. étude de l’AFSSA notamment sur les impacts du maîs MON 810 qui contredisait les études de Monsanto).
Je tenais simplement à vous faire connaître ma déception. Les intérêts sont tellement importants, l’environnement est si fragilisé. Ce texte aurait pu être un signe fort de rupture.

Cordialement,
Guillaume

15.11.2007

Universités: forgez-vous votre avis!

Face à l'imposture intellectuelle des étudiants politisés, je vous propose ce document d'un professeur de la faculté de Nantes. Il met en avant les évolutions des universités face à la situation antérieure.
On peut se rendre compte qu'il ne s'agit absolument pas de donner une "autonomie" aux universités, qui restent des établissements publics rattachés à l'Etat. Par contre, il s'agit d'un premier pas nécessaire pour avoir un emploi pour les étudiants.

les incidences de la loi du 10 aout 2007 v3.pdf

 

Après lecture, on se rend compte que les aides d'entreprises privées seront réalisées à travers une fondation attachée à l'Université. Il y aura donc une indépendance de l'université. Egalement, cette loi modifie surtout la composition des conseils d'administration pour que les décisions soient prises de façon plus rapide.

 Ce document appartient à l'Université de Nantes. A leur demande ou la demande du rédacteur, il sera retiré.

04.05.2007

Le piège tendu aux centristes par le PS

Voici un florilège des déclarations qui prouvent, s'il en était besoin, la sincérité des déclarations d'aujourd'hui concernant le candidat centriste !

  • Ségolène Royal, le 16 avril dernier, au micro de RMC Info : « Il faut respecter les électeurs. Laissons les électeurs libres sans les embrouiller avec des tractations, des manipulations, des accords dans leur dos et nous verrons entre les deux tours. Toutes ces tractations avant le premier tour sous prétexte de faire un front anti-Sarkozy, ce n'est pas le problème ».
  • Ségolène Royal, le 20 février, à Rennes : « Ceux qui se disent ni de droite ni de gauche (...) ont toujours fini par tomber du même côté, (...) cherchent à brouiller les cartes de l'élection » ; « Seule l'union des forces de progrès peut permettre de battre la droite ».
  • François Hollande, le 10 avril, au siège du PS : « Nous ne ferons rien avec Bayrou puisque c'est une variante de la droite ».
  • François Hollande, le 13 avril, à l'AFP : « Il n'y a pas d'alliance concevable entre la gauche et une partie de la droite ».
  • François Hollande, le 21 février, à Liévin : « moi je ne connais pas les propositions de François Bayrou, je connais juste sa démarche : ni droite ni gauche pour finir avec la droite ».
  • Lionel Jospin, le 17 mars, à Lens : « ce que propose M. Bayrou provoquerait une vraie crise politique dans notre pays (...). La proposition politique de M. Bayrou est mort-née (...) » et d'ajouter que François Bayrou « a toujours été de droite ».
  • Dominique Strauss-Kahn, le 16 mars, à Charleville-Mézières : « Ségolène fait campagne avec 100 propositions (...) François Bayrou fait campagne sans proposition ».
  • Jack Lang, le 20 février, siège du PS : François Bayrou « est une variante de la droite ».
  • Jack Lang, le 14 mars, siège du PS : « François Bayrou n'est pas là pour empêcher l'élection de Nicolas Sarkozy mais pour éliminer la gauche ». Il veut « tout le pouvoir pour lui tout seul » en s'appuyant « sur un mouvement de droite, en alliance avec l'UMP ».
  • Jack Lang, le 13 avril : une alliance avant le premier tour : « est totalement absurde, on ne peut pas concilier l'inconciliable ».
  • Jean-Louis Bianco, le 13 avril, à Belfort : « aucun commentaire, je ne parle que des choses importantes ».
  • François Rebsamen, 14 mars, sur LCP, « François Bayrou, candidat du ni ni et de l'immobilisme » et d'ajouter « il n'est pas ni droite, ni gauche » mais « un homme du centre-droit libéral, d'une droite classique ».
  • Jean-Christophe Cambadélis, 13 avril, par communiqué : « Ségolène Royal ne veut pas d'ouverture au centre ».
  • Jean-Luc Mélenchon, le 25 avril, sur son blog : « Bayrou, c'est la droite ».
  • Claude Bartolone, le 20 février, à l'Assemblée nationale : « François Bayrou donne le sentiment d'être le Che Guevara de l'extrême-centre (...) Il faut que nous soyons assez forts pour démasquer cette imposture. Bayrou est quand même celui qui, lorsqu'il a été ministre de l'Education nationale, a voulu démanteler l'école de la République. L'ensemble de ses députés sont élus par des gens de droite et par le désistement de l'UMP ».

Le dossier « argumentaires » du Parti socialiste contre François Bayrou

  • « Le programme économique et social de François Bayrou est UMP compatible. (...) Il fait l'impasse sur le pouvoir d'achat des salariés et des retraités. (...) En matière de fiscalité seule la baisse de l'impôt de solidarité sur la fortune semble le préoccuper. En réalité, François Bayrou n'a rien d'autre à proposer que ce qui a été fait sous tous les gouvernements de droite (...). De droite en économie, il est également conservateur sur les questions de société. »
  • « François Bayrou maintient les Français dans le flou d'une construction politique chimérique et dangereuse : « l'union nationale » qui n'est qu'une alliance des contraires. Ce n'est pas une nouvelle donne politique, mais une ligne opportuniste qui nourrit la confusion. »

« L'hebdo des socialistes » du 24 mars consacré à François Bayrou

  • « Le programme de Bayrou ? Il se résume en deux mots : libéralisme outrancier. Il tient en trois temps : réduire l'Etat, aider les plus riches, servir les entreprises. Les plus faibles n'ont qu'à se terrer. Le centrisme, c'est ni la gauche, ni la gauche... »
  • « Bayrou a le même programme que Sarkozy. »
  • « Bayrou a pour modèle Thatcher et Reagan »
  • « On ressort de la lecture des deux derniers ouvrages de François Bayrou avec le sentiment de vaste supercherie. »
  • « François Bayrou, c'est toujours pareil. Ce qu'il dit semble d'abord frappé au coin du bon sens. Et quand on gratte un peu, c'est une immense arnaque. »
  • « Les deux livres récemment publiés par François Bayrou, sous un populisme patelin, laissent percer une idéologie néolibérale et réactionnaire. »

 

Depuis Lundi, selon le Figaro, les votants de Bayrou se rééquilibrent au détriment de Ségolène Royal: un tiers pour Sarkozy, un tiers pour Royal et un tiers de blanc ou abstention.

18.04.2007

Et voter Sarkozy en soutien à Christine Boutin?

Je l'ai dit: Nicolas Sarkozy n'est pas le candidat que je choisirais naturellement car il n'est pas suffisamment pacificateur dans une France qui en a tellement besoin. Et il est incontrôlable.
J'ai reçu certaines réactions après mon interrogation quand à un vote Villiers. Ce fut soit des encouragements soit des dénonciations. Enfin un débat!

J'ai eu un échange particulièrement intéressant avec le webmaster du site de christineboutin.fr. Je vous adresse des extraits:

Il y a eu un premier message virulent, qui laissait témoigner d'une méconnaissance des billets de ce blog qui soutient, malgré tout, l'action de Christine Boutin, qui faisait suite à une réflexion laissée sur le blog de la conseillère politique de Nicolas Sarkozy:

Pour votre information :
La droite sociale existe déjà, c'est celle du FRS la droite humaine.
Si vous votez Villiers, vous vous faites plaisir mais vous votez inutile.
Vaut-il mieux avoir la satisfaction d'avoir raison dans son coin ou celle d'influencer la société ?
Et quant au soi-disant reniement de Christine Boutin : nous constatons au quotidien les effets politique de son influence auprès de Nicolas Sarkozy.
C'est en 2002 qu'il fallait se présenter indépendamment du parti de droite dominant, ce qu'a fait Christine Boutin.

Cordialement,

le webmaster de Christine Boutin

Je me suis permis de répondre en opposition à ces propos qui ne reflétaient pas ma pensée mais plus un dégoût de la campagne (cela révèle, à ceux qui en doutaient, que le MPF et le FORUM ne sont pas des partis identiques. Il y a une différence réelle). A cela, on m'a répondu:

Monsieur,

Oui, cette campagne n'est peut-être pas à la hauteur de nos espérances.
Oui, je comprends votre déception et votre amertume.
Oui, Nicolas Sarkozy peut faire peur.
Mais Non, le vote utile ne se fera pas au second tour.
A midi encore, nous avons évoqué la question du premier tour, et notre conclusion est celle que vous pouvez trouver sur le blog de Christine Boutin, réaction née en partie de votre commentaire, puisque nous répondons ainsi indirectement à vos interrogations.
Nous ne somme pas sûrs que Nicolas Sarkozy sera au second tour. Et comment le serions-nous ?
Que ferez-vous alors, en guise de vote utile ? Que ferez-vous si vous devez choisir entre Mme Royal et M. Bayrou, ou entre M. Bayrou et M. Le Pen ? Quel sera alors votre vote pour défendre les valeurs [NDLR: humaines] ? A quoi vous auront servi les voix de M. de Villiers ?
L'urgence, c'est que Nicolas Sarkozy soit au second tour, parce que parmi les candidats potentiels, c'est lui qui défendra au mieux les valeurs du FORUM, même s'il ne les défend qu'imparfaitement.
Quant à Christine Boutin, elle reste la femme libre qu'elle a toujours été, elle est consciente des limites de Nicolas Sarkozy, mais elle sait également l'influence qu'elle a sur lui, et c'est cela qui compte. Croyez bien qu'elle n'est pas "enfermée", et qu'un soutien, ça peut cesser. Il s'agit d'un choix délibéré, et je peux vous assurer qu'elle connaît Nicolas Sarkozy.
Vous me dîtes être adhérent du FRS depuis le début,
que Christine Boutin est pour vous "la femme politique la plus honnête, réaliste et fidèle à ses convictions [que vous partagez]". Alors pourquoi ne pas lui faire confiance jusqu'au bout ?

Cordialement,
webmaster

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C'est le premier échange que j'ai avec un membre "officiel" du parti de Christine Boutin. Le premier débat de la campagne qui me montre que rien n'est gagné et que tous les électeurs doivent se rassembler autours du candidat de droite.
Je ne sais pas s’il a vraiment compris le manque que ressent l’électeur au moment de faire le choix crucial. Sinon, il y aurait eu des échanges plus tôt. Souvenons-nous de la campagne pour le referendum sur le traité constitutionnel européen où le FORUM avait fait un tract avec 10 raisons pour et 10 raisons contre! Ce fut un bel exemple de démocratie!
Le webmaster de christineboutin.fr souligne qu'il y a une prise en compte, au moins au sein du FORUM, de la crainte qu'inspire Nicolas Sarkozy auprès des français. La présidente du FORUM des Républicains Sociaux se pose comme une femme de conviction qui influence le candidat de l'UMP. Les idées que nous défendons avancent au travers d'un candidat qui joue sur de mutiples tableaux.
Ainsi, pourquoi ne pas faire confiance à Christine Boutin qui pourrait, si nécessaire, reprendre sa liberté en cas de dérapage de Sarkozy? La question mérite d'être posée! La réponse serait un vote pour Nicolas Sarkozy en totale confiance pour un Femme politique qui ne s'est pas souvent trompée.

La question méritait effectivement d'être posée face à une situation politique floue où quatre candidats peuvent accéder au second tour. L'équipier de Christine Boutin m'a opposé une vision déterminée de la présidente du parti auquel je suis adhérent et qui, je pensais, avait appris à se satisfaire du système actuel. Or il en est tout autre.
De plus, je me permets d'avancer qu'il s'agit là d'une chance de voir Christine Boutin accéder à des responsabilités, pourquoi pas ministérielles; Sarkozy s'étant engagé à former un gouvernement paritaire.

Je n'appelle par pour autant à voter pour Nicolas Sarkozy. Je laisse les lecteurs à leur réflexion. Dimanche, vous serez face à votre conscience dans l'isoloir. En attendant, à vous de vous faire votre raisonnement!
Et je réitère: Il faut que les électeurs prennent leurs responsabilités dimanche prochain et ne se trompent pas de vote.

17.04.2007

Et pourquoi pas Philippe de Villiers..?

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Dimanche prochain, je mettrais, sans doute, le bulletin Philippe de Villiers dans mon enveloppe. C'est le résultat d'un ras le bol et d'une longue réflexion.
Tout d'abord, la situation politique actuelle est très floue. Les lignes politiques ne cessent de bouger. Les candidats s’entremêlent sur les terrains des autres et ne se cantonnent qu’à l’image.
Cette campagne est plate, creuse, sans débat. Il n’y a que des déclarations tonitruantes et beaucoup de polémiques. Rien de constructif. Je me refuse donc à jouer au jeu de l’équilibre entre les « 4 grands ».
C’est la raison pour laquelle je me tourne vers la candidature de Philippe de Villiers.

Philippe de Villiers, c’est la continuité d’un discours et une réussite culturelle, économique dans un département alors que rien n'était gagné d'avance : la Vendée. C’est également un remède contre le flou et l’assurance d’un vote utile car claire et à droite.
Ce candidat a d’ailleurs un programme bon pour la France:

Il pose le principe de l’unité républicaine en proposant une chartre républicaine des mosquées. Notion que rien ne peut opposée. Elle imposera la reconnaissance de l’égalité homme-femme, le refus de la polygamie et des mariages forcés, le respect de l’environnement architectural de la France.
Aujourd’hui, alors que le congrès de l’UOIF, association proche de l’organisation des Frères Musulmans, qualifiée d’intégriste, ait eu lieu en France ce week-end, avec la participation de Rahni Ramadan, frère de Tariq Ramadan, partisans de la lapidation des Femmes, il est important de dire que la France n’a pas vocation à devenir une terre d’Islam mais un territoire républicain où tous les français, partisans de la démocratie, peuvent vivre en paix.
Il ne s’agit pas ici de caricaturer une religion mais simplement de se prémunir contre l’opacité de certains mouvements religieux dans leurs relations avec des organisations radicales.

Je suis défavorable au concept d’immigration zéro et au rétablissement de la double peine. Mais je rejoins Philippe de Villiers quand il veut multiplier les politiques de co-développement. L’Afrique a eu une mauvaise image de la France et se tourne vers les Etats-Unis. Nous devons leur prouver que nous continuons à avoir des liens privilégiés et une histoire commune avec ce continent.
Je soutiens également Philippe de Villiers quand il en appelle à l’assimilation et non plus à la simple intégration, qui a montré son échec. Il y a trente ans, nous avons dit aux populations immigrées qui nous ont aidé à reconstruire notre pays: « venez, gardez votre culture, faîtes comme chez vous et vous serez Français». Aujourd’hui, ces populations se sentent rejetées par notre faute, sont mises à l’écart, taxées de racailles et cela, à cause de notre hypocrisie. Nous sommes responsables de cela.
L’assimilation consiste à dire qu’être français, c’est adhérer à une culture, à une histoire. Ce n’est plus être français uniquement parce qu’on a la carte d’identité, c’est adhérer à une communauté nationale.

Avec l’immigration, je suis en décalage avec Philippe de Villiers sur un autre sujet: l’Europe. Je suis profondément fédéraliste et je veux que l’Europe soit encore plus proche des français. C’est l’unique condition pour la voix de la France soit entendue sur la scène internationale. C’est l’unique solution pour affronter les défis futurs comme l’attractions des cerveaux indiens ou les multiples doigts de la Chine qui se fait sur tous les marchés.
Mais je rejoins mon candidat parce que je veux que mon Europe ait des frontières claires, sans que la Turquie en soit membre. Ce n’est pas sa vocation, qui est tournée vers l’Orient. Je propose un partenariat privilégié.

Philippe de Villiers veut que la France s’appuie enfin sur le cœur et le poumon de l’économie française: les PME et l’artisanat. Il propose l’abrogation pure et simple des 35 heures, responsable du blocage des salaires et donc de la perte du pouvoir d’achat. Cela redonnerait, en plus, du poids et de la vivacité aux communes de France.
 

Il veut également que les français soient responsables de leur destin en se prononçant par referendum sur les grandes réformes et en se faisant entendre à l’Assemblée nationale, par des députés élus au scrutin proportionnel.
Ainsi, Philippe de Villiers se propose d’unir les français autours d’une notion: la France. Je veux que ce pari soit réussi, au moins tenté. C’est une solution contre les questions d’aujourd’hui, c’est le dénominateur commun entre tous les français.
Le candidat que je soutiens a développé tous ces thèmes durant cette campagne mais ils ont été sans cesse repris par les autres candidats, preuve qu’il défend des vraies valeurs.

Philippe de Villiers, c’est l’assurance d’un vote nécessaire.
Dimanche 22 avril, c’est Philippe de Villiers!

Au second tour, que tout le monde se mobilise pour le candidat de la droite le mieux placé!

13.04.2007

L'UMP en désaccord sur une Assemblée nationale élue par un scrutin proportionnel.

Aujourd'hui, le bras droit de Nicolas Sarkozy prend des libertés!
Dans un entretien au Figaro, Brice HORTEFEUX, ministre délégué aux Collectivités territoriales, se déclare favorable à un dose minime de proportionnelle (10 députés) pour les élections législatives. Cette idée saine pour la démocratie est immédiatement écartée par le porte-parole de Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, qui estime que ces propos ne concernent pas le candidat de l'UMP mais uniquement le ministre délégué (cf: sarkozy.fr).
En effet, Nicolas Sarkozy est défavorable à ce que l'Assemblée nationale soit composée de toutes les forces politiques françaises. Par contre, il propose que le sénat soit élu par un scrutin proportionel. N'oublions pas que cette chambre est élu indirectement, c'est-à-dire non pas par les français mais par des élus locaux...

Ce que mon blog propose, c'est soit d'instaurer la proportionnelle intégrale pour l'Assemblée nationale, comme François Bayrou le préconise.
Ou alors que les français soient à l'origine de la composition proportionnelle du Sénat (sur la base des résultats obtenus lors de l'élection présidentielle par exemple. Ce qui supposerait revoir la rêgle des 500 parrainages). Le Sénat serait alors un lieu de débats et perdrait son rôle pacificateur et tempéré. L'Assemblée nationale serait donc le lieu de réflexion des lois, comme aujourd'hui.

Je penche, malgré tout, sur la première proposition: c'est à l'Assemblée nationale d'être plus démocratique car il est intéressant de voir le Sénat, élu par les élus de terrain,calmer les ardeurs de l'Assemblée.

11.03.2007

L'euthanasie, thème de campagne?

L’euthanasie va-t-elle occuper les débats de la campagne (encore faut-il qu’il y en ait!) ?

Ce ne sont pas ces soignants, signataires d’une pétition parut dans le Nouvel Observateur parut la semaine du 8 mars, qui font apparaître ce sujet dans la campagne. Ils ne font que relancer une matière sur lequel Nicolas Sarkozy a été le premier à se pencher, sans prévenir et en surprenant tout le monde, lors de la réunion de ses comités de soutien, le 11 février dernier à la Mutualité à Paris.
En effet, le ministre avait avancé que l’« on ne peut pas rester les bras ballants devant la souffrance d'un de nos compatriotes qui appelle à ce que ça se termine, tout simplement parce qu'il n'en peut plus. »
Christine Boutin avait alors demandé au candidat de l’UMP de clarifier ses propos.  Le candidat Sarkozy lui a répondu lors d’une réunion de campagne à l’UMP : « tu sais, Christine, comme je t’aime : ne t’inquiète pas et ne va pas croire que je souhaite abréger la vie des personnes handicapées ou des personnes âgées! »

La Droite Sociale soutient totalement Christine Boutin dans son approche humaine de la fin de vie et son refus de l’euthanasie. Je condamne avec vigueur la désinformation sur le sujet; OUI, il existe d’autres moyens d’arriver à la fin de vie, plus digne que le suicide assisté. Ce sont les soins palliatifs et le refus de l’acharnement thérapeutique qui amène le malade à n’être qu’un « légume ». Les soins palliatifs accompagnent,  en toute humanité, le malade à s’en aller sans violence, en étant entouré.

Nous plaidons pour plus de reconnaissance pour les soignants travaillant dans les trop rares centres de soins palliatifs et pour toutes les associations qui travaillent avec courage et humanité pour une fin de vie plus digne.
Par ailleurs, nous réaffirmons notre condamnation de la reconnaissance de l'ADMD (
Association pour le Droit de Mourir  dans la Dignité), association qui cache sous le nom Dignité la promotion de l'euthanasie, de représenter les patients à l'hôpital. Ce parti pris pour le bien des malades n’est pas acceptable.

La dérive dans notre société, qui va vers plus de violences aux personnes, comme l’euthanasie, doit être stoppée. Plus d'humanité entraine l'équilibre d'une société et le respect mutuel.

Mais au-delà de ce thème, la droite Sociale encourage à ce que les personnes âgées soient prises en compte dans la campagne et que des solutions concrètes soient apportées: retraites de petits salaires, services à la personne, maisons de retraite plus respectueuses, …

Pour continuer ou commencer une réflexion: lisez_la_fiche_euthanasie_du_FORUM_des_Republicains_Socia...