14.10.2009
Ha ! L’affaire Jean Sarkozy …
Au début, je ne pensais pas écrire un mot sur ce sujet, que je considérai comme une bataille politique ancrée dans les Hauts-de-Seine et seulement dans ce département. D’ailleurs, il doit être dit en passant que, depuis l’arrivée du fils Sarkozy dans ce département, le 92 fait beaucoup parler de lui …. Souvenons-nous de la bataille municipale où un parachuté s’est fait catapulté ailleurs. Il ne s'agit, sans doute, que d'un hasard.
Ce qui m’a poussé à écrire cette note est la mauvaise foi patente d’Yve Jégo, qui doit tenter de se refaire une virginité en défendant Jean Sarkozy. Ses propos ont été intolérables dans cette vidéo. Invoquer le fascisme (argument pourtant usité régulièrement par la bien-pensance de gauche, mais bon, droite-gauche, on ne sait plus trop) dans cette affaire est révoltant. Et dire que notre personnel politique en est arrivé là.
Sur le fond de l’affaire, j’ai fais les mêmes études que le fils Sarkozy. Sauf que je suis arrivé à la fin et je ne me sentirai pas encore prêt à prendre la tête d’un tel établissement public, qui fait l’objet d’un fort déficit (encore un…) et qui a été le théâtre de petites guerres politiques entre amis. Bref, surtout, il s’agit d’un établissement qui est censé améliorer la vie d’administrés. Ce n’est donc pas directement contre la personne que je m’insurge car je ne le connais point mais plutôt contre un système qui semble s’imposer à l’UMP : la droite des Hauts-de-Seine est devenue la voix unique. On a commencé par avoir Frédéric Lefebvre puis même Charles Pasqua, que j’aurai préféré voir réagir sur un autre thème mais je continuerai à apprécier, et les Balkany évidement … L’UMP auraient pu rester silencieuse au lieu de faire part de son soutien qui n’est compris que par bien peu de monde ….
Tout d’abord, la politique, c’est d’abord une fonction et non une profession. Commencer sa vie par favoriser un mandat (au début) au détriment des études me semble curieux. D’autant que les études, surtout les études juridiques, sont d’un précieux apport pour la réalisation de la fonction d’intérêt général propre à chaque élu !
Ensuite, j’ai voté Sarkozy car il avait dit qu’il fallait travailler plus pour gagner plus et qu’il voulait une république irréprochable. Aujourd’hui, les propositions des Jeunes populaires sur l’emploi des Jeunes (notamment au niveau de la rémunération des stages) n’ont pas été reprises et les mesures pour les jeunes qui ont été médiatisées consistent à les assister en les versant une aide. Il faudrait peut être d’autres mesures plus concrètes, surtout d’incitation.
La république irréprochable consisterait-elle en une cooptation des connaissances ? Si c’est le cas, elle ne débouchera pas sur l’émergence de nouveaux talents et permettra le conservatisme.
Cette affaire me laisse dubitative. On aimerait maintenant savoir ce que Jean Sarkozy va faire à la tête de cet établissement. Et je suis de l’UMP et n’est pas le seul adhérent à me poser des questions !!
Et enfin, pour terminer sur le fascisme cher à M. Jégo, je me permettrais de dire que, même s’il subsiste une différence idéologique entre le fascisme et le national-socialisme, les nazis ont également été élus et ont aussi bénéficié d’une légitimité démocratique et surtout, c’est quand on voit que les « fils de » s’installent que le terreau propice à la dictature s’installe. Bref, voila les raccourcis intellectuels où l’on peut arriver si on glisse vers de tels arguments…
Je terminerai en rappelant les propos du Président de la République du 13 octobre dernier à propos de la création des lycées par Napoléon : « c’est un geste qui signifiait très concrètement la fin des privilèges de la naissance. Cela voulait dire : ce qui compte en France pour réussir, ce n’est plus d’être bien né, c’est d’avoir travaillé dur et d’avoir fait la preuve, par ses études, de sa valeur ».
Mais bon, il faut avouer que Jean Sarkozy n'est pas un cas isolé : il suffit de voir les épouses, fils, filles, nièces, neveux qui sont embouchés dans les cabinets ou dans les équipes des ministères, parlementaires, ....
17:03 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guillaume delarue, jean sarkozy, ump, droite, frédéric lefebvre
15.09.2009
Le CFCM accepte les regrets d'Hortefeux
Le 15 septembre, le Conseil français du Culte Musulmana accepté les regrets de Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur. Le point de départ de cette affaire est une vidéo du ministre lors des Universités d'Eté de l'UMP où il souligne, après discussion avec un jeune français qui a le malheur d'avoir eu des grands-parents étrangers, que : "quand il y en a un, ça va, mais c'est quand ils sont plusieurs".
Il était alors accompagné de Jean-François Copé, qui a souligné qu'il n'y avait rien de xénophobe dans ces propos, tout comme le jeune, qui se fait harceler depuis par les médias. Ces propos concerneraient les Auvergnats, région du ministre, qui l'entouraient d'ailleurs à ce moment.
Tout d'abord, il a été intéressant de noter l'acharnement de la gauche contre le ministre alors même qu'il y avait un flou dans cette affaire. Voir Benoît (Benêt) Hamon demander la démission du ministre était risible : cela veut vraiment dire que le consensualisme et la dictature du politiquement correcte et de la pensée unique est bien ancré chez le PS, même chez les quinqua ... A quand la police de la pensée ? Benêt Hamon pourrait bien être partant !
Un autre point, moins drôle celui-ci, est l'intervention du CFCM. Son président Mohammed Moussaoui a dit accepter les excuses du ministre. Mais à quel titre ? Tout d'abord, rien n'a permis de démontrer que ces propos avaient un quelconque relent raciste et surtout, je n'ai jamais entendu que ces propos touchaient les musulmans de France. Or, et j'espère que le CFCM le sait bien, une personne d'origine maghrébine n'est pas forcément de confession musulmane ! Elle pourra être juive et même chrétienne.
Il ne me reste plus qu'à me ranger derrière le communiqué de la Droite Libre qui dénonce "la horde des tartuffes de l'anti-racisme et des professionnels de l'indignation utilise le paravent d'une noble cause pour accomplir de basses besognes politiciennes".
13:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guillaume delarue, ump, la droite libre, brice hortefeux, cfcm
11.09.2009
Propositions de contre-partie à la taxe carbone
Taxe carbone, contribution énergie .... On entend beaucoup parler de cette taxe nouvelle (qui n'est pas un impôt nouveau !). Je suis évidement favorable à cette idée écologiste si elle est encadrée dans deux conditions :
- la fin de la culpabilisation du consommateur final qui ne peut consommer que ce qu'on lui propose;
- une taxe qui vise surtout les industriels, selon le principe "pollueur-payeur" et qui intègre les émissions de CO2 durant la fabrication et lors de l'utilisation du produit fini.
C'est la raison pour laquelle je considère, notamment, qu'une baisse de l'impôt sur le revenu n'a rien à voir avec la taxe carbone dans la mesure où son effet incitatif est nul. Par contre, j'invite à la lecture les propositions contenues dans cet article de Rafaële Rivais, paru dans le Monde :
Comment inciter les Français à prendre leur vélo pour aller au bureau ? "Ce type de déplacement ne représente pas plus de 3 % du trafic en France, alors qu'il atteint 27 % à 35 % dans des villes comme Karlsruhe, Fribourg ou Copenhague", souligne Jean-Marie Darmian, maire (PS) de la petite commune de Créon, en Gironde. M. Darmian préside le Club des villes et territoires cyclables, qui regroupe plus de mille collectivités locales souhaitant promouvoir l'usage du vélo comme "mode alternatif de déplacement".
Le Club souhaite que la loi de finances pour 2010 contienne des mesures incitant les Français à utiliser le vélo. Il demande que, à partir de 2011, les Français qui achètent leur premier deux-roues soient remboursés partiellement : soit par un crédit d'impôt égal à 40 % de leur dépense, soit par un chèque-vélo de 200 euros pour un deux-roues ordinaire et de 400 euros pour un deux-roues avec assistance électrique. Le prix d'achat moyen d'un vélo ordinaire est de 262 euros, tandis que celui d'un vélo à assistance électrique s'élève à 950 euros. Le Club souhaite aussi que les salariés qui font l'effort de venir au bureau à bicyclette soient "récompensés" par une indemnité annuelle de 200 euros versée par l'employeur. Elle couvrirait, en partie, les frais d'entretien (freins, pneus, etc.) estimés à 250 euros par an. Cette indemnité s'ajouterait au remboursement de la moitié du coût de l'abonnement à un service public de location de vélo. "L'entreprise pourrait bénéficier d'aides de l'Etat si cette démarche était retenue comme mesure compensatoire à la contribution climat-énergie, estime M. Darmian. On ne peut pas créer une taxe carbone si on n'incite pas les gens à basculer vers d'autres moyens de déplacement."
En Belgique, les employés qui viennent au bureau à bicyclette reçoivent, depuis 1999, une indemnité de 20 centimes par kilomètre. Aux Pays-Bas, les employeurs offrent un vélo à leurs employés tous les deux ans. La ville de Vienne a instauré cet été une "prime au recyclage" de 70 euros pour l'achat d'un vélo coûtant au moins le double.
17:39 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la droite sociale, guillaume delarue, ump, taxe carbone, contribution climat-énergie
Reprise du blog !
Après une longue période d'hivernation, ce blog reprend du service.
Il renoue donc avec une présentation qui veut donner un regard libre de l'actualité et qui se prête à la critique des visiteurs !
C'est en devenant libre que l'on peut juger sans contrainte !
17:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guillaume delarue
10.09.2009
Nouveau bureau de la Droite Libre
Suite à la démission de notre Président Rachid Kaci, nommé sous-préfet de Champagne Ardennes, le bureau de la Droite libre a été remanié de la manière suivante:
Vice-Président: Alexandre DEL VALLE
Secrétaire général: Pierre-Gilles TRONCONI
Trésorier: Etienne BERTRAND
Porte-parole: Alexandre-Guillaume TOLLINCHI
Membres du bureau:
Patrick GAILLARD
Stéphane PELZER
Jérôme DI COSTANZO
Antoine SERVEL DE COSMI
Guillaume DELARUE
Fanny TURGIS
Alain VERGONJEANNE
Tarick DALI
16:16 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guillaume delarue, la droite libre, sarkozy, ump, rachid kaci
11.03.2009
L’Europe et Morano : qui avance masqué ?
Ce matin, je surfe, comme beaucoup de matin, sur les différents sites des journaux.
Deux articles retiennent particulièrement mon attention : Nadine Morano et son projet de statut de beaux-parents et Sarkozy qui veut s’engager pour les élections européennes.
Concernant le statut du beau parent, nous semblons découvrir qu’il s’agit de légiférer également sur l’homoparentalité. C’est l’application de la théorie de la modification à la marge : sur un sujet qui bloque l’opinion publique, on effectue de petits changements sur du long terme. Le débat s’en retrouve dissolu et vide. Bref, on évite les arguments des adversaires.
Jean-François Copé a voulu mettre en place un groupe parlementaire sur le thème de l’homoparentalité, qui va être confié au député Jean Leonetti, estimant que si l’exposé des motifs de la loi en parle, il est normal de faire clairement (et démocratiquement ?) un débat.
Nadine Morano s’est opposé à la constitution d’un tel groupe. Du coup, plusieurs réflexions me sont venues. Je me souviens du candidat Sarkozy qui fut, en 2007, opposé à l’homoparentalité. Je reconnais ici sa marque qui consiste à légiférer sur un thème par un autre qui n’a pas de rapport direct avec le premier et qui, pris isolément, est plutôt intéressant. Effectivement, créer un statut de beau parent me semble cohérent pour les familles recomposées.
Une autre réflexion concerne la secrétaire d’Etat à la famille. On sait son franc-parler que je considère plutôt comme de l’arrogance : « je le fais parce que Sarkozy me l’a dit ». Bref, elle doit se rendre compte que faire de la politique transparente, grâce au travail parlementaire dont elle se serait bien manifestement bien passée, est plus dur que d’enflammer, devant caméras, le dance floor lors des universités d’été.
D’ailleurs, sa curieuse réaction face à la désapprobation de ce projet par la ministre Christine Boutin (qui a dit, dés 2007, qu’elle s’opposerait à ce statut de beau parent s’il concernerait les couples de même sexe) confirme mes propos. La secrétaire d’Etat a conseillé à Christine Boutin de lire le texte « plutôt que d'avoir une posture passéiste et idéologique ». Le problème, c’est quand on lit le texte, on comprend qu’il est également fait pour les 30 000 enfants vivant avec un couple de même sexe… Morano a-t-elle lu son propre texte avant d’être la mère moralisatrice ?
Sur les élections européennes, je rassure : je serais plus light. Sarkozy veut prendre part au débat. Il paraitrait même qu’il veut mettre l’accent sur la présidence européenne. On s’interroge : la PFUE était-elle sincère ou avait-elle pour but de faire gagner une élection à l’UMP ?
Du coup, je me dis que je vais me renseigner sur différents points qui ont marqués la présidence française pour me faire un avis, dont l’Ossétie, le paquet climatique, les réactions unifiées face à la crise, le Tibet et les JO … Globalement, cette présidence a été une vraie réussite et une poussée dynamique en avant pour l’Union Européenne. Pour l’Ossétie, je lis que l’Europe a joué un rôle important, notamment dans l’accord de paix. Sauf que cet accord reprend les six points qui ont mené les Russes à faire la guerre. Je ne me suis pas encore penché sur les autres mais il sera intéressant de voir l’application concrète de ces engagements oraux. En espérant qu’il ne faudra pas attendre aussi longtemps qu’il ne l’a fallu pour que le Président Sarkozy rencontre le Dalaï-lama, après des multiples courbettes à la Chine et l’envoi du lieutenant Raffarin pour témoigner de l’inféodation à ce pays. Je me demande encore pour la PFUE n’a pas pris de positions contre les exactions chinoises au Tibet…
Toutefois, j’espère que la participation du Chef de l’Etat ne sera pas le moyen, pour les autres partis politiques, de faire un débat franco-français. Et j’espère que l’UMRPR prendra des positions claires : ses candidats sont-ils pour une Europe fédérale ? Ses candidats sont-ils pour une Europe de la Défense qui se développe indépendamment de l’OTAN ? Ses candidats démissionneront-ils quand on leur proposera un poste en France ? Ses candidats sont-ils contre l’entrée de la Turquie en Europe ? Ses candidats sont-ils pour un Parlement plus fort, pouvant se constituer en une assemblée constituante ?
Et comment l’UMRPR fera-t-elle pour satisfaire la branche souverainiste (enfin, des candidats ouvertement fédéralistes ont déjà été relégués sur des places difficiles sur les listes, comme Alain Lamassoure) ?
Pour ma part, il est certain que je voterais pour un candidat appartenant à un parti profondément européen. L’Europe est trop précieuse pour qu’elle soit confiée à des hommes et des femmes qui visent le poste pouvant leur donner une envergure nationale avant tout.
Enfin, de tout ça, je conclue une chose : qu’il est bon d’avoir quitté l’UMRPR et d’avoir retrouvé sa liberté ! Entre faux discours et déclarations d’intention, prendre du recul est important !
10:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, la droite sociale, guillaume delarue, nadine morano, élections européennes, homoparentalité, beaux parents
10.01.2009
Rachid Kaci: mon candidat pour l'Ile-de-France !
Election Régionale IDF -
UNE DROITE DECOMPLEXEE ET RENOUVELEE POUR BATTRE LA GAUCHE EN ILE DE FRANCE
Défenseur d’une droite décomplexée, j’affiche clairement mes valeurs libérales, républicaines et conservatrices.
Je le fais avec mes amis depuis la création de l’UMP en 2002 au sein de notre courant la droite libre ( site : ladroitelibre.com)
Aujourd’hui encore, alors que vous devez choisir celui ou celle qui défendra nos couleurs en 2010 en Ile de France, je serai le candidat du sens, des valeurs et des convictions, le candidat qui osera rompre avec le socialisme rampant…
Nous savons depuis la victoire de Nicolas Sarkozy, que c’est en rassemblant notre camp sur nos valeurs que nous gagnons.
L’enjeu de ce scrutin interne est de désigner un leader politique de droite pour la région qui devra :
• Défendre les valeurs morales et le respect des lois
• Rappeler notre attachement à la laïcité et combattre les dérives communautaristes
• Privilégier l’égalité des chances et combattre l’assistanat permanent
• Faciliter la libre entreprise et encourager la création de richesses
• Développer une institution régionale forte pour assurer la sécurité des personnes
• Se réapproprier un territoire. Notre région a une histoire, une identité et des traditions qu’il faut préserver et exploiter en les mettant en valeur.
Ces valeurs, j’entends les porter dans le débat régional. J’organiserai au niveau local les réformes que le Président de la République réalise au plan national.
Je veux redonner ainsi toute sa place à la Politique et lutter contre le consensus mou de la technocratie et de l’ « aparatchisme » qui nous éloignent de nos réalités.
Voici trois mesures symboliques qui donnent le ton de mon action régionale :
• Sur le plan économique, la création de richesses doit être la base du développement des territoires les plus sinistrés. Il faut organiser des Zones Economiques Spéciales (ZES) avec comme objectif de laisser la croissance débridée tirer le niveau de vie vers le haut, par un enrichissement collectif sans frein et sans entrave.
• Sur le plan de la sécurité, je veux lutter contre le laxisme omniprésent dans nos lycées où prospère la délinquance. Il faut avoir le courage de briser le tabou de l’excuse permanente et d’appliquer une politique de sanctions et de fermeté.
• Sur le plan de la réorganisation et de la réappropriation du territoire enfin, une proposition à la fois symbolique et ambitieuse : le transfert du siège du Conseil Régional près de la Basilique de Saint Denis. Cet acte marquera notre volonté de redonner une identité à notre région car c’est dans ce lieu que souffle l’esprit de la France et de l’Ile-de-France. Ce sera une façon de nous réapproprier notre Histoire pour continuer à l’écrire ensemble mais surtout de donner une visibilité au Conseil Régional
Mon parcours associatif puis politique prouve mon engagement constant. Je ne suis pas issu du sérail comme certains de nos leaders, mon parcours je l’ai construit au mérite. Il est à l’image de ce qu’attendent nos concitoyens.
Ils attendent, en effet, un renouvellement de générations et de profils au sein de notre famille politique. Cette élection régionale est le moment de faire émerger de nouvelles personnalités. Nous ne l’emporterons pas avec celles et ceux qui occupent les devants de la scène depuis plusieurs décennies…
Par ailleurs, ne nous y trompons pas, ce n’est pas un discours technique voire technocratique qui emportera les élections de 2010 mais un discours de convictions. Notre électorat attend de nous un positionnement clair, compréhensible et sans équivoque.
Il s’agira de rompre franchement avec un modèle socialiste, actuellement au pouvoir à la région, de contrainte sociale, de responsabilité collective, d’égalitarisme des situations, et de solidarité d’Etat qui nous conduit à la ruine financière et morale.
Si vous souhaitez me rejoindre pour défendre ces idées de bon sens et ces valeurs, parrainez ma candidature en remplissant le formulaire joint qui me permettra de me présenter au suffrage des militants.
Bien fidèlement
Rachid KACI
16:09 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : guillaume delarue, la droite sociale, ump, nicolas sarkozy, rachid kaci, la droite libre
30.10.2008
Du malaise dans la justice ou l’absence de dialogue
On la disait issue de la « minorité visible », un produit de la méritocratie républicaine, on la disait moderne et elle a réussi à instaurer un blocage avec les professions judiciaires. Avocats, huissiers, surveillants de prisons et maintenant les magistrats. On n’applaudit pas Mme Dati.
J’ai lu avec intérêt le communiqué de l’UMP qui, par le bic de Frédéric Lefebvre, porte parole et secrétaire national à l'économie, défend bec et ongle la ministre. Je conseille à Monsieur Lefebvre de faire naître le débat sur l’économie au sein de l’UMP plus que de parler justice : ça lui réussira mieux et il pourra mettre à son compte une action.
Il mentionne les lois votées depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la Présidence en mai 2007. A l’époque, j’avais déploré la symbolique : l’une des premières lois votées pour cette législature était la loi sur les peines planchers. J’aurais préféré une loi plus positive.
Car le problème de ces lois-là, c’est qu’elles restreignent de façon importante l’appréciation souveraine du juge. Cette automaticité des peines ne permet plus de les adapter. Et pire, elle emplit dramatiquement nos prisons.
A ce sujet, nous attendons toujours la grande réforme de la pénitentiaire. Elle tarde et ça s’accumule dans les prisons. On me rétorquera qu’il y a eu le contrôleur des Prisons à l’initiative de la ministre Dati. Foutaise ! C’est le Conseil de l’Europe qui nous a, fort heureusement, poussé à l’adopter ! Point la ministre, qui a crée cette Autorité Administrative indépendante à minima ! Et je renouvelle mes encouragements à Jean-Marie Delarue pour cette tâche qui porte tant d’espoirs.
Ainsi, on peut comprendre un juge qui craint l’appel de Mme Dati, même s’il est indépendant, car il n’a pas appliqué une loi qui allait surement envoyée un individu en prison, en sachant que le suicide l’attendait dans la cellule, en plus des deux autres codétenus. D’ailleurs, à quand le strict respect du numerus clausus : un prisonnier pour une cellule.
9m2, ce n’est quand même pas grand…
Il a été annoncé de nouvelles prisons. Je me souviens à Rennes. Du retard. Et surtout une question : la Maison d’arrêt va-t-elle fermée ou y en aura-t-il deux ? La fermeture ne serait pas un luxe : ce n’est pas humain d’enfermer des gens avec des rats, sans eau chaude, et avec un toilette, sans isolation, pour trois codétenus…
Et comment voulons-nous que les surveillants de prison se sentent reconnus ? Ils sont la dernière roue du carrosse !
Il aurait été préférable d’investir durablement sur les politiques de réinsertion, sur l’application de certaines dispositions du code du travail en prison.
Ce billet m’est venu après la lecture de réactions : les juges sont autoritaires, c’est une corporation, ils ne bossent pas, les criminels doivent payer, … Je déplore ces réactions minimalistes. C’est décevant. Oui, il y a des brebis galeuses partout. On m’a répondu « Outreau ». Mais ce n’était pas un juge ! C’était un ancien étudiant qui n’a jamais mis les pieds dans une fac de droit mais qui est issu seulement de l'IEP. Qu’il ait une culture générale, c’est certain. En droit ? Critiquable !
On m’a dit « le greffier qui s’est planté de case ». Arrêtons ! C’est facile de tomber sur ce cas ! Ce n’est pas une erreur d’une case qui fait louper le système judiciaire ! C’est plus profond ! Par contre, parler de cette erreur empêche de parler du fonds.
Enfin, pour parler réforme et pour finir cette note, je ne pense pas que les professions judiciaires soient contre les évolutions apportées par
Mme Dati qui sont globalement positives et bienvenues. Je pense simplement qu’ils critiquent la méthode expéditive et le manque de dialogue de la ministre. Pour ceux qui doutent encore, j’invite à s’interroger sur les départs réguliers du cabinet de Mme Dati. Cela ne sert à rien d’imposer. Les réformes se font avec les acteurs.
Et le Ministère de la Justice est un grand ministère. Sans doute que la garde des Sceaux (à champagne), comme l’appelle le Canard Enchaîné, serait mieux à la culture comme le conseillait un proche de l’Elysée sous couvert d’anonymat dans le Figaro : elle serait parfaite pour la montée des marches ! Et monsieur Lefebvre pourrait sortir son boulier et éviter de faire des communiqués aussi en dehors des clous.
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15.10.2008
La Marseillaise sifflée: on ne peut pas tout permettre
La marseillaise a été une nouvelle fois, sifflée lors d'un match de foot hier soir. Il se déroulait entre la France et la Tunisie, au stade de France. Une nouvelle fois car on se souvient que notre hymne national avait déjà été conspué lors d'un match contre l'Algérie sous le gouvernement Jospin.
Nous aurions aimé que ce soit la Fédération française du football qui prenne courageusement sa responsabilité en imposant une décision forte. De ça, rien du tout: le vice-président de la Fédération, Noël Le Graet, a dit : «Le sport rassemble et c'est toujours une erreur de ne pas jouer».
On aurait pu s'attendre à un peu plus d'ambition de la part d'un responsable de la manifestation, qui préfère se voiler les yeux d’une réalité qui a choqué les français... Non, on ne peut pas tout excuser!
Le sport est effectivement marqué par des signes continus de violences physiques ou verbales : tensions et violences entre supporters de clubs, dégradations de biens, injures par le biais de banderoles, injures raciales parfois d'origine nazies...
J'ai remarqué qu'il n'y avait jamais de sanctions pénales mais seulement des jugements internes à la FFF. Le stade est-il à ce point un lieu magnifique et de paix où la loi ne s'applique pas ? L'esprit du sport, tant invoqué, même sacralisé et maintenant fourre-tout, se situe-t-il au dessus de la loi ? Que justifie cette délégation du pouvoir de la justice à une Fédération sportive, qui a pleinement un intérêt dans l’affaire ?
Si ces faits multiples et redondants s'étaient déroulés en dehors d'un stade, je suppose légitimement que de tels rassemblement n'auraient pu avoir lieu et auraient frappé d’interdiction.
Maintenant, ces individus, qui s'agressaient entre eux, attaquent notre pays. Je déplore la réaction du Parti Socialiste qui met de l'huile sur le feux par la bouche de Razzy Hammadi, secrétaire national du PS: «En effet, même si la France a eu pendant des années une politique coloniale en Tunisie, même si les Français d'origine tunisienne, et plus largement les Maghrébins ou les Français d'origine maghrébine (...), sont trop souvent victimes de discrimination et de harcèlement policier (...) il n'en demeure pas moins que la République, en dépit de ses promesses non tenues, n'est pas à humilier en sifflant son hymne».
Je traduits en supprimant le politiquement correct: ce n'est pas bien car je dois le dire mais c'est bien fait !
A l’opposé, je me félicite de la réaction du Premier ministre qui a été clair: « je pense qu'on devrait interrompre les matchs», en évoquant la «responsabilité des organisateurs».
J'entends bien les lecteurs qui trouveront une telle décision, si elle se concrétise, trop dure. Mais tout autre pays qui verrait son hymne hué réagirait de la sorte. Arrêtons de nous blâmer. Respecter les autres et se faire respecter vont de pair! Faire respecter les symboles nationaux est sine qua non.
Enfin, sur un autre plan, je pense également que, dans le cadre du rationalisme du capitalisme financier que j'appelle de mes vœux, les salaires des joueurs soient aussi concernés. Ces montants exorbitants de plusieurs millions d'euros, pour des joueurs qui se vantent souvent de bénéficier d'une image de solidarité (alors que certains se sont expatriés tout en jouant en France!), n'ont plus de communes mesures avec la réalité. Ils mettent en avant une chose : l'esprit du sport a une limite, celle de l'argent ! Et celle-là, va-t-on s'autoriser à la toucher ?
19:41 Publié dans Je soutiens | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : la droite sociale, ump, guillaume delarue, marseillaise, france, identité nationale, football
10.10.2008
Enfin, l'écologie s'installe à l'UMP !
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Le député François Grosdidier, plusieurs fois mentionné sur ce blog pour son courage et son travail indépendant sur l'écologie, va mettre en place un pôle écologique à l'UMP. Cet entretien a été réalisé par le Figaro le 3 octobre dernier.
Je me félicite de son ton indépendant notamment dans sa critique des membres de l'UMP qui opposent écologie et économie et voient en la protection de l'environnement un danger ou un rêve de fumistes.
Pourquoi ce livre au titre provocateur ?
J'ai fait ce livre (1) car je me suis rendu compte, au travers du débat sur les OGM ou d'autres épisodes, qu'on recommence les mêmes erreurs que par le passé en matière d'environnement. Nous avons inscrit le principe de précaution dans la Constitution, mais il y a un refus philosophique et une stratégie de contournement technique à ce principe. Mon livre est un plaidoyer pour ce principe de précaution.
On avait vu, à l'époque de l'amiante, à quel point gauche comme droite avaient refusé de tirer les enseignements de cette crise sanitaire grave. Avec le débat sur les OGM, on a eu la même chose, les mêmes élus qui me disaient que le transgénique pouvait avoir le bénéfice du doute et qu'il n'y avait aucune raison de ne pas mettre en culture des OGM de manière massive.
L'écologie n'est-elle pas plutôt une valeur de gauche ?
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, les sondages montrent que les électeurs de droite sont plus sensibles aux thématiques environnementales que ceux de la gauche « non verte ». Mais cette sensibilité ne se retrouve pas au niveau des élus UMP. Il y a un décalage générationnel et une visioon encore souvent uniquement productiviste. Sans parler de l'influence des lobbys, qui sont légitimes, mais très présents au Parlement.
Pourtant, l'écologie est un combat qui se situe au-delà du clivage gauche-droite. Je pense même que l'UMP est plus à même de saisir cet enjeu : le principe de responsabilité, qui est plutôt une valeur de droite que de gauche. La responsabilité, on peut la décliner sur nombre de sujets. Pour l'environnement, il s'agit du principe du pollueur-payeur, qui n'est que peu ou pas mis en œuvre. Autre exemple, celui du débat avorté sur l'éco-fiscalité. L'UMP est trop conservatrice sur ces questions.
Or, je crois que l'écologie, contrairement à ce qu'affirme l'extrême-gauche, est compatible avec l'économie de marché. Et c'est tant mieux, car le marché est aujourd'hui partout. Mais au sein de ma famille politique, surtout chez les plus libéraux, il est encore difficile de faire prendre en compte la nécessité de comptabiliser l'environnement dans la croissance, de se prononcer du point de vue de l'intérêt général.
Presque un an après le Grenelle de l'environnement, l'exécutif est-il toujours aussi présent et attentif à imposer les thématiques écologiques ?
Au sein de l'exécutif aussi, il y a un clivage. Je suis convaincu que Nicolas Sarkozy est en prise avec la société sur les questions d'environnement et veut aller au bout de l'esprit du Grenelle, tout comme Jean-Louis Borloo ou Nathalie Kosciusko-Morizet. Mais, à Bercy ou à Matignon, on rencontre, dans les services, une résistance à la fois culturelle et structurelle sur ces questions.
François Fillon a ainsi une vision très scientiste des questions d'environnement, presque idéologique. Il est encore dans une logique de fuite en avant par le progrès technologique. Moi aussi, je crois à la science, à la raison. Mais on est parfois dans un intégrisme scientiste qui n'est pas bon. La raison doit pousser au principe de précaution.
Il faut aussi plus d'exemplarité. A l'Assemblée, alors que nous recevons des kilos de papier par jour, nous ne faisons toujours pas de tri sélectif !
Que faire pour que les questions d'écologie soient mieux traitées par l'Administration et les élus ? Attendre un changement de génération ?
Il ya une évolution naturelle, mais il faut parfois savoir aider la nature. Il faut donc mener du contre-lobbying, mieux expliquer l'intérêt des énergies renouvelables ou de l'éco-fiscalité. Avec d'autres membres de l'UMP, Lionnel Lucca, Serge Lepeltier, Fabienne Keller… nous avons décidé cette semaine de créer un vrai pôle écologique au sein de la majorité.
On va transformer mon mouvement, Ecologie responsable, en véritable courant et lancer des délégations au niveau des communes, des départements, pour démontrer la compatibilité de l'écologie avec l'économie de marché et créer un rapport de force.
Retrouvez cet entretien directement sur le site du quotidien: http://www.lefigaro.fr/politique/2008/10/03/01002-20081003ARTFIG00531-francois-grosdidier-creer-un-pole-ecologique-a-l-ump-.php
15:19 Publié dans Je soutiens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la droite sociale, ump, guillaume delarue, françois grosdidier, environnement, écologie, courage politique





