11.09.2009

Propositions de contre-partie à la taxe carbone

Taxe carbone, contribution énergie .... On entend beaucoup parler de cette taxe nouvelle (qui n'est pas un impôt nouveau !). Je suis évidement favorable à cette idée écologiste si elle est encadrée dans deux conditions :

- la fin de la culpabilisation du consommateur final qui ne peut consommer que ce qu'on lui propose;
- une taxe qui vise surtout les industriels, selon le principe "pollueur-payeur" et qui intègre les émissions de CO2 durant la fabrication et lors de l'utilisation du produit fini.

C'est la raison pour laquelle je considère, notamment, qu'une baisse de l'impôt sur le revenu n'a rien à voir avec la taxe carbone dans la mesure où son effet incitatif est nul. Par contre, j'invite à la lecture les propositions contenues dans cet article de Rafaële Rivais, paru dans le Monde :

Comment inciter les Français à prendre leur vélo pour aller au bureau ? "Ce type de déplacement ne représente pas plus de 3 % du trafic en France, alors qu'il atteint 27 % à 35 % dans des villes comme Karlsruhe, Fribourg ou Copenhague", souligne Jean-Marie Darmian, maire (PS) de la petite commune de Créon, en Gironde. M. Darmian préside le Club des villes et territoires cyclables, qui regroupe plus de mille collectivités locales souhaitant promouvoir l'usage du vélo comme "mode alternatif de déplacement".

Le Club souhaite que la loi de finances pour 2010 contienne des mesures incitant les Français à utiliser le vélo. Il demande que, à partir de 2011, les Français qui achètent leur premier deux-roues soient remboursés partiellement : soit par un crédit d'impôt égal à 40 % de leur dépense, soit par un chèque-vélo de 200 euros pour un deux-roues ordinaire et de 400 euros pour un deux-roues avec assistance électrique. Le prix d'achat moyen d'un vélo ordinaire est de 262 euros, tandis que celui d'un vélo à assistance électrique s'élève à 950 euros. Le Club souhaite aussi que les salariés qui font l'effort de venir au bureau à bicyclette soient "récompensés" par une indemnité annuelle de 200 euros versée par l'employeur. Elle couvrirait, en partie, les frais d'entretien (freins, pneus, etc.) estimés à 250 euros par an. Cette indemnité s'ajouterait au remboursement de la moitié du coût de l'abonnement à un service public de location de vélo. "L'entreprise pourrait bénéficier d'aides de l'Etat si cette démarche était retenue comme mesure compensatoire à la contribution climat-énergie, estime M. Darmian. On ne peut pas créer une taxe carbone si on n'incite pas les gens à basculer vers d'autres moyens de déplacement."

En Belgique, les employés qui viennent au bureau à bicyclette reçoivent, depuis 1999, une indemnité de 20 centimes par kilomètre. Aux Pays-Bas, les employeurs offrent un vélo à leurs employés tous les deux ans. La ville de Vienne a instauré cet été une "prime au recyclage" de 70 euros pour l'achat d'un vélo coûtant au moins le double.

11.03.2009

L’Europe et Morano : qui avance masqué ?

Ce matin, je surfe, comme beaucoup de matin, sur les différents sites des journaux.

Deux articles retiennent particulièrement mon attention : Nadine Morano et son projet de statut de beaux-parents et Sarkozy qui veut s’engager pour les élections européennes.

 

Concernant le statut du beau parent, nous semblons découvrir qu’il s’agit de légiférer également sur l’homoparentalité. C’est l’application de la théorie de la modification à la marge : sur un sujet qui bloque l’opinion publique, on effectue de petits changements sur du long terme. Le débat s’en retrouve dissolu et vide. Bref, on évite les arguments des adversaires.

Jean-François Copé a voulu mettre en place un groupe parlementaire sur le thème de l’homoparentalité, qui va être confié au député Jean Leonetti, estimant que si l’exposé des motifs de la loi en parle, il est normal de faire clairement (et démocratiquement ?) un débat.

Nadine Morano s’est opposé à la constitution d’un tel groupe. Du coup, plusieurs réflexions me sont venues. Je me souviens du candidat Sarkozy qui fut, en 2007, opposé à l’homoparentalité. Je reconnais ici sa marque qui consiste à légiférer sur un thème par un autre qui n’a pas de rapport direct avec le premier et qui, pris isolément, est plutôt intéressant. Effectivement, créer un statut de beau parent me semble cohérent pour les familles recomposées.

Une autre réflexion concerne la secrétaire d’Etat à la famille. On sait son franc-parler que je considère plutôt comme de l’arrogance : « je le fais parce que Sarkozy me l’a dit ». Bref, elle doit se rendre compte que faire de la politique transparente, grâce au travail parlementaire dont elle se serait bien manifestement bien passée, est plus dur que d’enflammer, devant caméras, le dance floor lors des universités d’été.

D’ailleurs, sa curieuse réaction face à la désapprobation de ce projet par la ministre Christine Boutin (qui a dit, dés 2007, qu’elle s’opposerait à ce statut de beau parent s’il concernerait les couples de même sexe) confirme mes propos. La secrétaire d’Etat a conseillé à Christine Boutin de lire le texte « plutôt que d'avoir une posture passéiste et idéologique ».  Le problème, c’est quand on lit le texte, on comprend qu’il est également fait pour les 30 000 enfants vivant avec un couple de même sexe…  Morano a-t-elle lu son propre texte avant d’être la mère moralisatrice ?

 

Sur les élections européennes, je rassure : je serais plus light. Sarkozy veut prendre part au débat. Il paraitrait même qu’il veut mettre l’accent sur la présidence européenne. On s’interroge : la PFUE était-elle sincère ou avait-elle pour but de faire gagner une élection à l’UMP ?

Du coup, je me dis que je vais me renseigner sur différents points qui ont marqués la présidence française pour me faire un avis, dont l’Ossétie, le paquet climatique, les réactions unifiées face à la crise, le Tibet et les JO … Globalement, cette présidence a été une vraie réussite et une poussée dynamique en avant pour l’Union Européenne. Pour l’Ossétie, je lis que l’Europe a joué un rôle important, notamment dans l’accord de paix. Sauf que cet accord reprend les six points qui ont mené les Russes à faire la guerre. Je ne me suis pas encore penché sur les autres mais il sera intéressant de voir l’application concrète de ces engagements oraux. En espérant qu’il ne faudra pas attendre aussi longtemps qu’il ne l’a fallu pour que le Président Sarkozy rencontre le Dalaï-lama, après des multiples courbettes à la Chine et l’envoi du lieutenant Raffarin pour témoigner de l’inféodation à ce pays. Je me demande encore pour la PFUE n’a pas pris de positions contre les exactions chinoises au Tibet…

Toutefois, j’espère que la participation du Chef de l’Etat ne sera pas le moyen, pour les autres partis politiques, de faire un débat franco-français. Et j’espère que l’UMRPR prendra des positions claires : ses candidats sont-ils pour une Europe fédérale ? Ses candidats sont-ils pour une Europe de la Défense qui se développe indépendamment de l’OTAN ? Ses candidats démissionneront-ils quand on leur proposera un poste en France ? Ses candidats sont-ils contre l’entrée de la Turquie en Europe ? Ses candidats sont-ils pour un Parlement plus fort, pouvant se constituer en une assemblée constituante ?

Et comment l’UMRPR fera-t-elle pour satisfaire la branche souverainiste (enfin, des candidats ouvertement fédéralistes ont déjà été relégués sur des places difficiles sur les listes, comme Alain Lamassoure) ?

Pour ma part, il est certain que je voterais pour un candidat appartenant à un parti profondément européen. L’Europe est trop précieuse pour qu’elle soit confiée à des hommes et des femmes qui visent le poste pouvant leur donner une envergure nationale avant tout.

 

Enfin, de tout ça, je conclue une chose : qu’il est bon d’avoir quitté l’UMRPR et d’avoir retrouvé sa liberté ! Entre faux discours et déclarations d’intention, prendre du recul est important !

 

10.01.2009

Rachid Kaci: mon candidat pour l'Ile-de-France !

Election Régionale IDF -
UNE DROITE DECOMPLEXEE ET RENOUVELEE POUR BATTRE LA GAUCHE EN ILE DE FRANCE


Défenseur d’une droite décomplexée, j’affiche clairement mes valeurs libérales, républicaines et conservatrices.
Je le fais avec mes amis depuis la création de l’UMP en 2002 au sein de notre courant la droite libre ( site : ladroitelibre.com)
Aujourd’hui encore, alors que vous devez choisir celui ou celle qui défendra nos couleurs en 2010 en Ile de France, je serai le candidat du sens, des valeurs et des convictions, le candidat qui osera rompre avec le socialisme rampant…

Nous savons depuis la victoire de Nicolas Sarkozy, que c’est en rassemblant notre camp sur nos valeurs que nous gagnons.

L’enjeu de ce scrutin interne est de désigner un leader politique de droite pour la région qui devra :

• Défendre les valeurs morales et le respect des lois
• Rappeler notre attachement à la laïcité et combattre les dérives communautaristes
• Privilégier l’égalité des chances et combattre l’assistanat permanent
• Faciliter la libre entreprise et encourager la création de richesses
• Développer une institution régionale forte pour assurer la sécurité des personnes
• Se réapproprier un territoire. Notre région a une histoire, une identité et des traditions qu’il faut préserver et exploiter en les mettant en valeur.

Ces valeurs, j’entends les porter dans le débat régional. J’organiserai au niveau local les réformes que le Président de la République réalise au plan national.
Je veux redonner ainsi toute sa place à la Politique et lutter contre le consensus mou de la technocratie et de l’ « aparatchisme » qui nous éloignent de nos réalités.

Voici trois mesures symboliques qui donnent le ton de mon action régionale :

• Sur le plan économique, la création de richesses doit être la base du développement des territoires les plus sinistrés. Il faut organiser des Zones Economiques Spéciales (ZES) avec comme objectif de laisser la croissance débridée tirer le niveau de vie vers le haut, par un enrichissement collectif sans frein et sans entrave.

• Sur le plan de la sécurité, je veux lutter contre le laxisme omniprésent dans nos lycées où prospère la délinquance. Il faut avoir le courage de briser le tabou de l’excuse permanente et d’appliquer une politique de sanctions et de fermeté.


• Sur le plan de la réorganisation et de la réappropriation du territoire enfin, une proposition à la fois symbolique et ambitieuse : le transfert du siège du Conseil Régional près de la Basilique de Saint Denis. Cet acte marquera notre volonté de redonner une identité à notre région car c’est dans ce lieu que souffle l’esprit de la France et de l’Ile-de-France. Ce sera une façon de nous réapproprier notre Histoire pour continuer à l’écrire ensemble mais surtout de donner une visibilité au Conseil Régional

Mon parcours associatif puis politique prouve mon engagement constant. Je ne suis pas issu du sérail comme certains de nos leaders, mon parcours je l’ai construit au mérite. Il est à l’image de ce qu’attendent nos concitoyens.
Ils attendent, en effet, un renouvellement de générations et de profils au sein de notre famille politique. Cette élection régionale est le moment de faire émerger de nouvelles personnalités. Nous ne l’emporterons pas avec celles et ceux qui occupent les devants de la scène depuis plusieurs décennies…

Par ailleurs, ne nous y trompons pas, ce n’est pas un discours technique voire technocratique qui emportera les élections de 2010 mais un discours de convictions. Notre électorat attend de nous un positionnement clair, compréhensible et sans équivoque.

Il s’agira de rompre franchement avec un modèle socialiste, actuellement au pouvoir à la région, de contrainte sociale, de responsabilité collective, d’égalitarisme des situations, et de solidarité d’Etat qui nous conduit à la ruine financière et morale.

Si vous souhaitez me rejoindre pour défendre ces idées de bon sens et ces valeurs, parrainez ma candidature en remplissant le formulaire joint qui me permettra de me présenter au suffrage des militants.


Bien fidèlement

Rachid KACI

30.10.2008

Du malaise dans la justice ou l’absence de dialogue

On la disait issue de la « minorité visible », un produit de la méritocratie républicaine, on la disait moderne et elle a réussi à instaurer un blocage avec les professions judiciaires. Avocats, huissiers, surveillants de prisons et maintenant les magistrats. On n’applaudit pas Mme Dati.

J’ai lu avec intérêt le communiqué de l’UMP qui, par le bic de Frédéric Lefebvre, porte parole et secrétaire national à l'économie, défend bec et ongle la ministre. Je conseille à Monsieur Lefebvre de faire naître le débat sur l’économie au sein de l’UMP plus que de parler justice : ça lui réussira mieux et il pourra mettre à son compte une action.
Il mentionne les lois votées depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la Présidence en mai 2007. A l’époque, j’avais déploré la symbolique : l’une des premières lois votées pour cette législature était la loi sur les peines planchers. J’aurais préféré une loi plus positive.

Car le problème de ces lois-là, c’est qu’elles restreignent de façon importante l’appréciation souveraine du juge. Cette automaticité des peines ne permet plus de les adapter. Et pire, elle emplit dramatiquement nos prisons.
A ce sujet, nous attendons toujours la grande réforme de la pénitentiaire. Elle tarde et ça s’accumule dans les prisons. On me rétorquera qu’il y a eu le contrôleur des Prisons à l’initiative de la ministre Dati. Foutaise ! C’est le Conseil de l’Europe qui nous a, fort heureusement, poussé à l’adopter ! Point la ministre, qui a crée cette Autorité Administrative indépendante à minima ! Et je renouvelle mes encouragements à Jean-Marie Delarue pour cette tâche qui porte tant d’espoirs.

Ainsi, on peut comprendre un juge qui craint l’appel de Mme Dati, même s’il est indépendant, car il n’a pas appliqué une loi qui allait surement envoyée un individu en prison, en sachant que le suicide l’attendait dans la cellule, en plus des deux autres codétenus. D’ailleurs, à quand le strict respect du numerus clausus : un prisonnier pour une cellule.
9m2, ce n’est quand même pas grand…

Il a été annoncé de nouvelles prisons. Je me souviens à Rennes. Du retard. Et surtout une question : la Maison d’arrêt va-t-elle fermée ou y en aura-t-il deux ? La fermeture ne serait pas un luxe : ce n’est pas humain d’enfermer des gens avec des rats, sans eau chaude, et avec un toilette, sans isolation, pour trois codétenus…
Et comment voulons-nous que les surveillants de prison se sentent reconnus ? Ils sont la dernière roue du carrosse !
Il aurait été préférable d’investir durablement sur les politiques de réinsertion, sur l’application de certaines dispositions du code du travail en prison.

Ce billet m’est venu après la lecture de réactions : les juges sont autoritaires, c’est une corporation, ils ne bossent pas, les criminels doivent payer, … Je déplore ces réactions minimalistes. C’est décevant. Oui, il y a des brebis galeuses partout. On m’a répondu « Outreau ». Mais ce n’était pas un juge ! C’était un ancien étudiant qui n’a jamais mis les pieds dans une fac de droit mais qui est issu seulement de l'IEP. Qu’il ait une culture générale, c’est certain. En droit ? Critiquable !
On m’a dit « le greffier qui s’est planté de case ». Arrêtons ! C’est facile de tomber sur ce cas ! Ce n’est pas une erreur d’une case qui fait louper le système judiciaire ! C’est plus profond ! Par contre, parler de cette erreur empêche de parler du fonds.

Enfin, pour parler réforme et pour finir cette note, je ne pense pas que les professions judiciaires soient contre les évolutions apportées par Ministere_Justice_Paris.jpgMme Dati qui sont globalement positives et bienvenues. Je pense simplement qu’ils critiquent la méthode expéditive et le manque de dialogue de la ministre. Pour ceux qui doutent encore, j’invite à s’interroger sur les départs réguliers du cabinet de Mme Dati. Cela ne sert à rien d’imposer. Les réformes se font avec les acteurs.
Et le Ministère de la Justice est un grand ministère. Sans doute que la garde des Sceaux (à champagne), comme l’appelle le Canard Enchaîné, serait mieux à la culture comme le conseillait un proche de l’Elysée sous couvert d’anonymat dans le Figaro : elle serait parfaite pour la montée des marches ! Et monsieur Lefebvre pourrait sortir son boulier et éviter de faire des communiqués aussi en dehors des clous.

15.10.2008

La Marseillaise sifflée: on ne peut pas tout permettre

 

La marseillaise a été une nouvelle fois, sifflée lors d'un match de foot hier soir. Il se déroulait entre la France et la Tunisie, au stade de France. Une nouvelle fois car on se souvient que notre hymne national avait déjà été conspué lors d'un match contre l'Algérie sous le gouvernement Jospin.

Nous aurions aimé que ce soit la Fédération française du football qui prenne courageusement sa responsabilité en imposant une décision forte. De ça, rien du tout: le vice-président de la Fédération, Noël Le Graet, a dit : «Le sport rassemble et c'est toujours une erreur de ne pas jouer».
On aurait pu s'attendre à un peu plus d'ambition de la part d'un responsable de la manifestation, qui préfère se voiler les yeux d’une réalité qui a choqué les français... Non, on ne peut pas tout excuser!

 

Le sport est effectivement marqué par des signes continus de violences physiques ou verbales : tensions et violences entre supporters de clubs, dégradations de biens, injures par le biais de banderoles, injures raciales parfois d'origine nazies...

J'ai remarqué qu'il n'y avait jamais de sanctions pénales mais seulement des jugements internes à la FFF. Le stade est-il à ce point un lieu  magnifique et de paix où la loi ne s'applique pas ? L'esprit du sport, tant invoqué, même sacralisé et maintenant fourre-tout, se situe-t-il au dessus de la loi ? Que justifie cette délégation du pouvoir de la justice à une Fédération sportive, qui a pleinement un intérêt dans l’affaire ?

Si ces faits multiples et redondants s'étaient déroulés en dehors d'un stade, je suppose légitimement que de tels rassemblement n'auraient pu avoir lieu et auraient frappé d’interdiction.

 

Maintenant, ces individus, qui s'agressaient entre eux, attaquent notre pays. Je déplore la réaction du Parti Socialiste qui met de l'huile sur le feux par la bouche de Razzy Hammadi, secrétaire national du PS: «En effet, même si la France a eu pendant des années une politique coloniale en Tunisie, même si les Français d'origine tunisienne, et plus largement les Maghrébins ou les Français d'origine maghrébine (...), sont trop souvent victimes de discrimination et de harcèlement policier (...) il n'en demeure pas moins que la République, en dépit de ses promesses non tenues, n'est pas à humilier en sifflant son hymne».
Je traduits en supprimant le politiquement correct: ce n'est pas bien car je dois le dire mais c'est bien fait !

A l’opposé, je me félicite de la réaction du Premier ministre qui a été clair: « je pense qu'on devrait interrompre les matchs», en évoquant la «responsabilité des organisateurs».

 

J'entends bien les lecteurs qui trouveront une telle décision, si elle se concrétise, trop dure. Mais tout autre pays qui verrait son hymne hué réagirait de la sorte. Arrêtons de nous blâmer. Respecter les autres et se faire respecter vont de pair! Faire respecter les symboles nationaux est sine qua non.

 

Enfin, sur un autre plan, je pense également que, dans le cadre du rationalisme du capitalisme financier que j'appelle de mes vœux, les salaires des joueurs soient aussi concernés. Ces montants exorbitants de plusieurs millions d'euros, pour des joueurs qui se vantent souvent de bénéficier d'une image de solidarité (alors que certains se sont expatriés tout en jouant en France!), n'ont plus de communes mesures avec la réalité. Ils mettent en avant une chose : l'esprit du sport a une limite, celle de l'argent ! Et celle-là, va-t-on s'autoriser à la toucher ?

10.10.2008

Enfin, l'écologie s'installe à l'UMP !

b3f64ee2-055e-11dd-987a-2bb641b34b5d.jpgLe député François Grosdidier, plusieurs fois mentionné sur ce blog pour son courage et son travail indépendant sur l'écologie, va mettre en place un pôle écologique à l'UMP. Cet entretien a été réalisé par le Figaro le 3 octobre dernier.
Je me félicite de son ton indépendant notamment dans sa critique des membres de l'UMP qui opposent écologie et économie et voient en la protection de l'environnement un danger ou un rêve de fumistes.

 

Pourquoi ce livre au titre provocateur ?

J'ai fait ce livre (1) car je me suis rendu compte, au travers du débat sur les OGM ou d'autres épisodes, qu'on recommence les mêmes erreurs que par le passé en matière d'environnement. Nous avons inscrit le principe de précaution dans la Constitution, mais il y a un refus philosophique et une stratégie de contournement technique à ce principe. Mon livre est un plaidoyer pour ce principe de précaution.

On avait vu, à l'époque de l'amiante, à quel point gauche comme droite avaient refusé de tirer les enseignements de cette crise sanitaire grave. Avec le débat sur les OGM, on a eu la même chose, les mêmes élus qui me disaient que le transgénique pouvait avoir le bénéfice du doute et qu'il n'y avait aucune raison de ne pas mettre en culture des OGM de manière massive.

L'écologie n'est-elle pas plutôt une valeur de gauche ?

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, les sondages montrent que les électeurs de droite sont plus sensibles aux thématiques environnementales que ceux de la gauche « non verte ». Mais cette sensibilité ne se retrouve pas au niveau des élus UMP. Il y a un décalage générationnel et une visioon encore souvent uniquement productiviste. Sans parler de l'influence des lobbys, qui sont légitimes, mais très présents au Parlement.

Pourtant, l'écologie est un combat qui se situe au-delà du clivage gauche-droite. Je pense même que l'UMP est plus à même de saisir cet enjeu : le principe de responsabilité, qui est plutôt une valeur de droite que de gauche. La responsabilité, on peut la décliner sur nombre de sujets. Pour l'environnement, il s'agit du principe du pollueur-payeur, qui n'est que peu ou pas mis en œuvre. Autre exemple, celui du débat avorté sur l'éco-fiscalité. L'UMP est trop conservatrice sur ces questions.

Or, je crois que l'écologie, contrairement à ce qu'affirme l'extrême-gauche, est compatible avec l'économie de marché. Et c'est tant mieux, car le marché est aujourd'hui partout. Mais au sein de ma famille politique, surtout chez les plus libéraux, il est encore difficile de faire prendre en compte la nécessité de comptabiliser l'environnement dans la croissance, de se prononcer du point de vue de l'intérêt général.

Presque un an après le Grenelle de l'environnement, l'exécutif est-il toujours aussi présent et attentif à imposer les thématiques écologiques ?

Au sein de l'exécutif aussi, il y a un clivage. Je suis convaincu que Nicolas Sarkozy est en prise avec la société sur les questions d'environnement et veut aller au bout de l'esprit du Grenelle, tout comme Jean-Louis Borloo ou Nathalie Kosciusko-Morizet. Mais, à Bercy ou à Matignon, on rencontre, dans les services, une résistance à la fois culturelle et structurelle sur ces questions.

François Fillon a ainsi une vision très scientiste des questions d'environnement, presque idéologique. Il est encore dans une logique de fuite en avant par le progrès technologique. Moi aussi, je crois à la science, à la raison. Mais on est parfois dans un intégrisme scientiste qui n'est pas bon. La raison doit pousser au principe de précaution.

Il faut aussi plus d'exemplarité. A l'Assemblée, alors que nous recevons des kilos de papier par jour, nous ne faisons toujours pas de tri sélectif !

Que faire pour que les questions d'écologie soient mieux traitées par l'Administration et les élus ? Attendre un changement de génération ?

Il ya une évolution naturelle, mais il faut parfois savoir aider la nature. Il faut donc mener du contre-lobbying, mieux expliquer l'intérêt des énergies renouvelables ou de l'éco-fiscalité. Avec d'autres membres de l'UMP, Lionnel Lucca, Serge Lepeltier, Fabienne Keller… nous avons décidé cette semaine de créer un vrai pôle écologique au sein de la majorité.

On va transformer mon mouvement, Ecologie responsable, en véritable courant et lancer des délégations au niveau des communes, des départements, pour démontrer la compatibilité de l'écologie avec l'économie de marché et créer un rapport de force.

 

Retrouvez cet entretien directement sur le site du quotidien: http://www.lefigaro.fr/politique/2008/10/03/01002-20081003ARTFIG00531-francois-grosdidier-creer-un-pole-ecologique-a-l-ump-.php

09.10.2008

L'interventionnisme de l'Etat: oui mais pas trop...

Cette question se poser alors qu’une crise s’est installée dans notre pays. D’ors-et-déjà, il est amusant de noter que certains politiques étaient persuadés, à tort, que cette crise n’allait pas nous toucher. Sans doute comme le nuage de Tchernobyl.
C’est cela l’exception française : ne rien prévoir en pensant que tout nous évite et attendre d’être au fond du gouffre pour réagir.

Libéral et conservateur, je reste attaché à la liberté d’initiative individuelle et à la place que joue le marché. Non, le libéralisme n’est pas mort avec la crise. De plus, elle est essentiellement financière et ne perturbe pas l’ensemble des marchés mais reste cantonnée, au moins pour le moment, au secteur de la banque et des finances.

L’Etat n’a jamais été dénué de rôle sur les marchés : il assure la bonne régulation des marchés grâce à sa situation de neutralité. Or, l’intervention qui consiste à soutenir des banques, alors qu’elles se sont mises par elles-mêmes en difficulté et que certaines comme Dexia, au bord de la faillite, offrent des revenus et des avantages financiers exorbitants à leurs dirigeants, ne peut être valablement être considéré comme relevant d’un interventionnisme vertueux à proprement parlé.
Au contraire, cet interventionnisme peut être considéré comme étant un parachute d’or pour des établissements bancaires qui ont utilisé un système difficilement viable sur le long terme, mêlant les prêts, la consommation et le surendettement.

Cette opération de renflouage des caisses des banques est assez dommage dans la mesure où le président de la République, dans le discours de Toulon, avait eu le courage de dire qu’il fallait sanctionner ceux qui n’avaient pas été suffisamment vigilant. Le marché aurait pu, lui-même, sanctionner les établissements imprudents par la faillite.
Mais dans ce cas, le client aurait été la principale victime : en fermant ses portes, la banque aurait aussi sonné le glas des épargnants. La protection du consommateur doit donc être prioritaire. C’est compréhensible.

Le Président de la République a souligné que les euros versés ne seraient pas des aides mais bien un actionnariat. Il faut donc que l’Etat assume son rôle d’actionnaire de droit commun et en profite, grâce à ce levier, pour moraliser le capitalisme financier. Effectivement, il ne doit pas faire preuve de laxisme et pourra réclamer, selon la formule consacrée, ce que tout investisseur dans une économie de marché attend : une rentabilité et des dividendes.
Il n’en demeure que l’interventionnisme actuel devra évoluer vers un interventionnisme non plus de crise, d’urgence mais préparé sur le long terme.
Cet interventionnisme à long terme aurait pu se caractériser par la limitation des prêts à la consommation qui vise à s’endetter pour vivre ou consommer illimité. Il aurait pu procéder à la taxation méritée des goldens parachutes de dirigeants qui ont été de mauvais gestionnaires ou qui n’ont pas créé l’entreprise. Il aurait pu procéder à la moralisation du capitalisme financier en imposant que le revenu du salarié soit plus considéré que le dividende de l’actionnaire. Il aurait pu procéder à la rationalisation du capitalisme financier en invoquant une cohérence entre le plus haut salaire et le plus bas salaire d’une entreprise, notamment dans les entreprises où le dirigeant n’est pas, là aussi, le créateur de cette entreprise.

Par un constat d’une situation que personne ne comprend vraiment sans oser le dire, qui se dégrade et qui s’emballe, je considère qu’il faut parfois que l’Etat ait le courage de dire stop. N’oublions pas que le monde des finances est sans doute, le lieu où ma mondialisation est la plus poussée. Il y a donc une indépendance planétaire plus importante. Les enjeux sont donc plus considérables et les conséquences plus spectaculaires. C’est la raison pour laquelle je suis plutôt prudent quant on parle d’un nouveau 1929 : à cette époque, les échanges étaient à leurs débuts.
Pour le moment, la France a réussi à se sortir la tête hors de l’eau car elle bénéficie de protections bancaires. Et cette crise montre aussi que le système du prêt hypothétique ne doit surtout pas s’installer dans notre pays.

Il n’en demeure que l’interventionnisme de l’Etat demeure très inquiétant pour l’état de nos finances publiques. Le gouvernement a annoncé marquer un coup d’arrêt dans l’arrêt du déficit.
Jeudi 1er octobre dernier, sur Canal+, le conseiller spécial, plume du président et anti-européen Henri Guaino avait affirmé que « temporairement, les critères de Maastricht [n’étaient] pas la priorité des priorités ». Avant d’ajouter : « la priorité, c’est de sauver le système bancaire mondial, et par conséquent de sauver les économies des citoyens ».
Aussi comprenez : la réduction des déficits est repoussée sine die.

C’est encore accentuer la facture pour les générations futures. Le problème de la dette est pourtant celui de la génération qui l’a créée puis laissée empirer. Bref, un budget en équilibre n’est toujours pas visible à l’horizon. Il est souhaitable, au minimum, que le gouvernement réadapte le budget pour 2009, dont le débat va bientôt débuter à l’Assemblée nationale.
A titre d’exemple, l’aide de 400 millions d’euros que le Président de la République a offert pour le secteur automobile, jeudi 9 octobre dernier est-elle nécessaire ? D’autant que les constructeurs ont déjà bénéficié du bonus-malus automobile et que certains d’entre eux ont annoncé des licenciements…

En conclusion, l’interventionnisme de l’Etat est certes nécessaire car les principales victimes seront les consommateurs. Mais il ne peut être bénéfique que s’il se fait dans les conditions d’un actionnariat sincère et s’il n’empire pas dramatiquement les finances publiques.

30.09.2008

Rachid Kaci: L'UMP devient un parti de notables

PARIS, 23 septembre (Reuters) -
Depuis que Nicolas Sarkozy n’est plus aux commandes, l’UMP devient un parti de “petits bourgeois” et occulte la question de la diversité, y compris sociale, chère au président, déplore un conseiller de l’Elysée.

Fondateur de “la droite libre”, Rachid Kaci
se présente donc aux primaires du parti présidentiel pour les régionales en Ile-de-France face à deux ministres, Valérie Pécresse et Roger Karoutchi, afin de relancer le débat et défendre son projet.
“Depuis le départ de Nicolas Sarkozy, l’UMP est devenu un parti de petits bourgeois déconnectés de la population française”, estime Rachid Kaci dans une interview à Reuters.
“Le parti a besoin d’être relancé, de redevenir cet espace de débats, il a besoin de revivre, tout simplement”, dit-il.
Conseiller à la présidence de la République sur les questions de diversité et de politique de la ville, il revient sur la douzaine de candidats de la diversité présentés aux municipales de mars 2008 dans des “villes imprenables” et sans avoir bénéficié du moindre soutien du parti.
Lui-même n’a pas réussi à ravir Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, au Parti communiste et a été devancé au premier tour par une liste MoDem-Verts-PRG.
“Depuis, on note une disparition complète des candidats de la diversité, on nous a dégommés”, assure Rachid Kaci.
Une situation qui illustre, selon lui, le climat général au sein d’un parti déserté par les militants, notamment ceux issus des classes populaires que Nicolas Sarkozy avait réussi à attirer à l’UMP pendant la campagne présidentielle. “Aujourd’hui, ces gens repartent”, regrette-t-il. L’UMP enregistrait fin août 210.000 adhérents, contre 370.000 à la fin de 2007 et son secrétaire général, Patrick Devedjian, a reconnu la nécessité de recréer une dynamique.
Pour Rachid Kaci, “jamais Nicolas Sarkozy n’a dit qu’il fallait arrêter de réfléchir et de débattre, d’être une sorte d’aiguillon, au contraire.”

“UN COTE MEPRISANT”
Le conseiller explique avoir adressé récemment au chef de l’Etat une note sur la quasi disparition du thème de la diversité au sein du parti majoritaire, une démarche suivie d’un rappel de Nicolas Sarkozy à l’UMP. “Il s’est rendu compte qu’il y avait une vraie déception”, dit Rachid Kaci.
Soucieux de stimuler la diversité, le président français a fait monter au gouvernement des personnalités issues de l’immigration, comme la ministre de la Justice, Rachida Dati, la secrétaire d’Etat chargée des Droits de l’homme, Rama Yade, ou encore la secrétaire d’Etat chargée de la Ville, Fadela Amara.
Ce professeur de mathématiques âgé de 43 ans estime que ses thèses sont étayées par l’indifférence qui accompagne sa propre candidature aux primaires de l’UMP en Ile-de-France, dont la campagne se déroulera de novembre à mars.
Il regrette ainsi que ses courriers ne soient pas adressés aux adhérents du parti, contrairement à ceux de ses concurrents.
“L’équité entre les candidats déclarés n’est absolument pas respectée
, tout se passe comme s’il fallait un pédigree particulier pour avoir le droit se présenter” affirme-t-il.
“Il y a un côté méprisant parce que je ne suis pas ministre, parce que je ne suis pas un notable. C’est l’ignorance absolue, comme si je n’étais pas légitime”, dit-il.
Rachid Kaci réclamera un débat à trois avec Roger Karoutchi et Valérie Pécresse, les deux principaux prétendants à l’investiture depuis le retrait d’Yves Jégo.
Dans son projet pour l’IDF, il déplore que la région n’ait pas d’identité aux yeux de la population et qu’elle soit dirigée par la gauche, sous la conduite d’un “invisible PS”, Jean-Paul Huchon, alors qu’elle est “globalement à droite.”
Il voudrait mettre l’accent sur l’urbanisme et prendre pour modèle du département voisin des Hauts-de-Seine, le plus riche de France, pour créer un pôle de compétivité.

28.07.2008

Candidature à la Présidence des Jeunes Populaires

Chers lecteurs,

 

Durant la durée de la campagne pour la présidence des Jeunes Populaires, je vous prie de vous rendre sur le site:

www.lesjeunesbleus.com

Nous voulons que cette campagne interne au mouvement des Jeunes UMP soit également une campagne d'idées. Vous trouverez donc mes billets et ceux de ma liste sur www.lesjeunesbleus.com

 Bien fidèlement, 

09.07.2008

Rencontre avec Rachid Kaci...

Je l’avais, peut-être ou peut-être pas, déjà inscrit sur ce blog: je fus dégoûté du militantisme au sein de l’UMP, en voyant que rien n’avançait et que l’avis des simples militants, comme moi, n’était jamais pris en compte au sein de l’UMP malgré le travail que l’on peut y faire. Pire: on vous fait croire que vous participez mais, au final, rien n’est considéré.
La triste débâcle de la transposition de la directive communautaire sur la coexistence entre OGM et cultures conventionnelles, qu’on a fait passer en France comme une loi franco-française, est un bon exemple : on a pu participer sur le blog de l’UMP à un débat. J’y ai encouragé le député Grosdidier qui a été le plus courageux à droite contre cette loi, en argumentant mes propos. Mon message a été censuré: trop long éventuellement, ne rentrant pas dans les cases, sûrement !
Bref, le gouvernement a persisté dans sa ligne en tentant de faire croire que cette loi était la plus restrictive d’Europe, ce qui est faux. L’avis presque unanime des militants n’a donc pas été pris en compte : il suffit juste de relire sur le site les multiples messages.

Je me suis donc, depuis deux ans, tourné vers le monde associatif, qui fourmille d’idées bonnes pour la France. Cette addition de personnalités de milieux différents, de cultures différentes est une chance et une force incroyable pour notre pays. Je demeure convaincu que la Droite ne s’appuie pas suffisamment sur ce vivier.

Rattrapé par le virus de la politique et par la volonté de m’engager, fort de l’expérience vécue, j’ai contacté Rachid Kaci, connaissant un peu son parcours et ses idées.
J’ai rencontré un homme courageux, qui s’est construit une personnalité politique à force de détermination. Je dois bien dire qu’il n’a jamais caché ses convictions pour avancer plus vite. Il est aujourd’hui conseiller de la Présidence à la diversité et à la politique de la ville et ce, grâce à son travail uniquement.
Ce chef de file des libéraux conservateurs de l’UMP, rassemblés au sein de l’association La Droite Libre,  a le mérite d’avoir des idées claires et résolument actuelles : laïcité sans conditions, droite décomplexée et liberté de pensée, place majeure de l'initiative individuelle,...

De plus, Rachid Kaci offre une place majeure au débat, au centre de tous ses combats internes à l’UMP. Il accepte et même préfère que son interlocuteur ne soit pas d’accord avec lui pour discuter franchement. J’ai pu l’interroger librement et mesurer cette liberté tellement rare au sein de l’UMP.
Cette position rompt clairement avec le comportement de l’immense majorité des militants bien introduits et responsables de l’UMP qui sont experts dans l’exercice de cour et dans le retournement de veste.

Ainsi, il me semble incontournable de me placer, aujourd’hui,  au côté de Rachid Kaci. Il n’est pas le sous-marin d’un cabinet, d’un cercle d’influence. Il se bat pour la France et pour que l’UMP s’ouvre enfin à l’ensemble des militants et de toutes personnes partageant les convictions de la droite.
Il est donc l’unique chance pour que l’UMP ne se renferme pas dans une logique de RPRisation et de sa monopolisation autours de quelques personnes. Je considère, au contraire, qu’il est l’acteur de l’ouverture de notre parti. Il contribue à donner toute la noblesse au mot « Populaire ».

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