09.07.2008

Rencontre avec Rachid Kaci...

Je l’avais, peut-être ou peut-être pas, déjà inscrit sur ce blog: je fus dégoûté du militantisme au sein de l’UMP, en voyant que rien n’avançait et que l’avis des simples militants, comme moi, n’était jamais pris en compte au sein de l’UMP malgré le travail que l’on peut y faire. Pire: on vous fait croire que vous participez mais, au final, rien n’est considéré.
La triste débâcle de la transposition de la directive communautaire sur la coexistence entre OGM et cultures conventionnelles, qu’on a fait passer en France comme une loi franco-française, est un bon exemple : on a pu participer sur le blog de l’UMP à un débat. J’y ai encouragé le député Grosdidier qui a été le plus courageux à droite contre cette loi, en argumentant mes propos. Mon message a été censuré: trop long éventuellement, ne rentrant pas dans les cases, sûrement !
Bref, le gouvernement a persisté dans sa ligne en tentant de faire croire que cette loi était la plus restrictive d’Europe, ce qui est faux. L’avis presque unanime des militants n’a donc pas été pris en compte : il suffit juste de relire sur le site les multiples messages.

Je me suis donc, depuis deux ans, tourné vers le monde associatif, qui fourmille d’idées bonnes pour la France. Cette addition de personnalités de milieux différents, de cultures différentes est une chance et une force incroyable pour notre pays. Je demeure convaincu que la Droite ne s’appuie pas suffisamment sur ce vivier.

Rattrapé par le virus de la politique et par la volonté de m’engager, fort de l’expérience vécue, j’ai contacté Rachid Kaci, connaissant un peu son parcours et ses idées.
J’ai rencontré un homme courageux, qui s’est construit une personnalité politique à force de détermination. Je dois bien dire qu’il n’a jamais caché ses convictions pour avancer plus vite. Il est aujourd’hui conseiller de la Présidence à la diversité et à la politique de la ville et ce, grâce à son travail uniquement.
Ce chef de file des libéraux conservateurs de l’UMP, rassemblés au sein de l’association La Droite Libre,  a le mérite d’avoir des idées claires et résolument actuelles : laïcité sans conditions, droite décomplexée et liberté de pensée, place majeure de l'initiative individuelle,...

De plus, Rachid Kaci offre une place majeure au débat, au centre de tous ses combats internes à l’UMP. Il accepte et même préfère que son interlocuteur ne soit pas d’accord avec lui pour discuter franchement. J’ai pu l’interroger librement et mesurer cette liberté tellement rare au sein de l’UMP.
Cette position rompt clairement avec le comportement de l’immense majorité des militants bien introduits et responsables de l’UMP qui sont experts dans l’exercice de cour et dans le retournement de veste.

Ainsi, il me semble incontournable de me placer, aujourd’hui,  au côté de Rachid Kaci. Il n’est pas le sous-marin d’un cabinet, d’un cercle d’influence. Il se bat pour la France et pour que l’UMP s’ouvre enfin à l’ensemble des militants et de toutes personnes partageant les convictions de la droite.
Il est donc l’unique chance pour que l’UMP ne se renferme pas dans une logique de RPRisation et de sa monopolisation autours de quelques personnes. Je considère, au contraire, qu’il est l’acteur de l’ouverture de notre parti. Il contribue à donner toute la noblesse au mot « Populaire ».

07.07.2008

La gestation pour autrui ou le commerce de l’utérus

Derrière la proposition du rapport sénatorial sur la « maternité pour autrui » rendu le 27 juin dernier, synonyme light comme nous avons minorité visible, mixité sociale, se cache un ensemble de mots qui sonnent creux mais qui cachent une réalité : le cas des mèresporteuses.
Cette précaution de vocabulaire doit renforcer la méfiance dans le contenu de ce rapport qui n’engage personne et surtout pas le Sénat.
Les premières phrases de la synthèse du rapport culpabilisent déjà ceux qui sont contre cette pratique : c’est une pratique ancestrale, sorte de solution unique contre l’infertilité des femmes, dont l’obstacle est la loi de nos sociétés contemporaines. Le décor est planté.

Cette notion de mère porteuse n’est pas nouvelle. Je m’en souviens : je l’avais étudié en droit il y a quatre ans. Cela nous semblait irréalisable : louer son utérus. Aujourd’hui, je suis convaincu que si je rencontrais d’anciens collègues de fac, certains se seraient pliés à cette idée qui fut largement vendu par les médias.
D’ailleurs, les médias ont largement offert une image d’Epinal à une réalité complexe: une mère voulait un enfant mais ne pouvait pas. Une autre femme lui a proposé de porter cet enfant. Maintenant, la mère et l’enfant porté par ventre interposé doivent se cacher pour répondre aux questions car… leur situation est illégale.

Au-delà du simplisme du traitement médiatique et de la mise en scène, il y a effectivement un vrai problème. Il existe des femmes et des familles en souffrance de ne pouvoir avoir d’enfants. Il y a l’espoir de la fécondation in vitro (FIV) mais qui se solde souvent sur un échec, renforcé par le lourd labyrinthe  procédural et les opérations. Il peut y avoir aussi l’espoir de l’adoption, même si ce n’est pas son enfant, on saura lui donner le bonheur qu’il mérite.
Mais ces souffrances réelles justifient-elles d’aller jusqu’à autoriser la location d’utérus ? Pouvons-nous tout autoriser au nom du désir d’enfant ?

Déjà, il est évident que nier, comme le rapport sénatorial le fait, l’idée de rente est une idée qui va droit dans le mur. Tout juste le rapport propose-t-il un dédommagement pour les frais liés à la grossesse. Mais personne ne peut légitimement croire que ce dédommagement ne se transformera pas en salaire pour la plus offrante : devant la détresse, il y a des familles qui seront pourront aller jusqu'à contourner ce point.
De plus, quel droit pour la mère porteuse ? Elle pourra déclarer vouloir garder l’enfant trois jours après l’accouchement. Mais alors, à qui appartient cet enfant durant les 9 mois de grossesse ? Qui en sera responsable en cas de complication pour la mère porteuse ou en cas de décès de l’un des parents ou si les parents qui l’attendent n’en veulent plus ?
Quelle réponse apporter à une mère porteuse qui voudra avorter, considérant que cela vaut résiliation du contrat de gestation pour autrui ?

Ces questions sont sans réponse et le rapport laisse sans doute le soin de définir les détails lors des débats parlementaires.
De plus, la réaction de la secrétaire d’Etat à la Famille, Nadine Morano, clone de Madame Bachelot en moins drôle et en plus agressive, laisse pantois quant à sa conception de la cellule de base de toute société. Elle dit être disposée à porter l’enfant de sa fille si celle-ci le lui demandait. Or, le comble, c’est que le rapport interdit expressément la gestation par un membre de sa famille… Mme Morano se la joue donc volontairement tapageuse. Mais cela la révèle incontrôlable et incompétente : quand on est ministre, on réfléchit.

Devant cet étalement de bêtise, car les propos de Nadine Morano relève vraiment de la futilité et de l’idiotie provocante, nous sommes en droit de s’interroger : où est passé le rapport sur l'organisation de l'adoption internationale en France, rendu par Monsieur Colombani, ancien directeur du quotidien Le Monde ? Ce rapport qui visait l’amélioration du processus d’adoption ? Au lieu de faire de la surenchère sur des souffrances, sachons déjà utiliser à plein escient les outils juridiques existants et les améliorer à partir de travaux de qualité.

Rendez-vous pris en 2010 pour la révision des lois bioéthiques. Il paraît qu'il va y avoir, pour la première fois, une concertation avec les citoyens. Nous saurons être vigilants.

 

cliquez ici pour le rapport de Monsieur Colombani sur l'adoption, malheureusement tombé dans les oubliettes,

Cliquez ici pour la synthèse du rapport sénatoriale.

02.07.2008

Non à l'aide aux carburants!

Le gouvernement a, aujourd'hui, décidé une série d'aides aux routiers comme l'abattement de 20% sur le prix des péage ou la réduction de la taxe aux essieux au minimum européen. 

Au-delà de l'incompréhension manifeste que suscite cette aide, il mérite qu'il y ait critique de cet assistanat sectoriel. Après les taxis qui sont une profession protégée, les pécheurs qui pillent nos mers, ce sont les routiers qui ont bloqué les routes et...deux jours après, une aide leur est accordée grâce aux impôts des contribuables.

Ce geste, aussi généreux soit-il, manque de réflexion: la hausse du pétrole n'a pas vocation à disparaître. Tout au plus pourra-t-elle ralentir momentanément ! Pays émergents et raréfaction de la ressource (malgré ce que l'on peut entendre), gisements qui nécessitent de plus gros investissements car plus difficiles à atteindre, surenchères politiques autour du pétrole comme nous l'a montré le chantage honteux du président vénézuélien Chavez, ne pousseront qu'à des prix plus élevés aux pompes.

Cette perfusion financière des professions est donc dangereuse car elle n'a pas de fin annoncée.
Réfléchissons un instant de la chance que nous offre cette hausse des prix du pétrole. On sait bien que les habitudes changent d'autant plus vite qu'elles coûtent chères! L'augmentation des prix du pétrole doit être l'aiguillon qui pousse à changer les comportements peu écologiques.
Aussi, au lieu d'assister les routiers, poussons-les à s'adapter au GPL, aux énergies renouvelables. Amenons la SNCF à mettre en place un ferroutage performant. Ces incitations à un comportement responsable, accompagnées d'un soutien financier, bénéficieront ainsi à l'ensemble de la population et l'effort public sera plus valorisé qu'une aide sans contre-partie.

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29.04.2008

L’Europe veut-elle nous tuer ?

En France, un reproche est régulièrement opposé à l’idée européenne. On le retrouve systématiquement dans les argumentaires contre l’Union Européenne. Ce reproche est soulevé tantôt par les eurosceptiques tantôt par les gouvernements toutes couleurs partisanes confondues.
Il s’agit de la suprématie du droit européen qui confère une origine communautaire à 60% voire 70% des lois votées par nos Parlements nationaux. Cette suprématie, selon eux, serait à l’origine du ralentissement et de la fragilisation de notre modèle national. Bref, « nos problèmes, c’est à cause de Bruxelles ».

Les politiques qui critiquent ces normes communautaires sont les mêmes qui, quelques mois ou quelques années plus tôt, les ont arrêtées en Conseil des ministres de l’Union européenne. Le conseil de l’Union se rassemble pour fixer les politiques européennes après négociations entre ministres nationaux concernés qui ont pris, précédemment, les instructions auprès des chefs d’Etat ou de gouvernement respectifs. Ainsi, n’est ce pas brocarder de façon malhonnête l’Europe quand ces dirigeants n’osent pas assumer dans leur pays ce qu’ils ont accepté hier, à la table du conseil ?
De plus, le collège et le président de la Commission européenne, institution qui a un rôle majeur dans la procédure législative communautaire car elle en est l’impulsion, sont nommés par le conseil de l’Union, avec approbation du Parlement Européen.
A l’origine de ces acteurs politiques, ministre ou fonctionnaires européens, il y a le choix des citoyens qui votent pour leurs représentants nationaux. C’est donc bien l’électeur lambda qui détermine indirectement l’orientation politique de l’Union Européenne.

La skyzophrénie de nos élus, et de quelques associations, a plusieurs racines. La France est réputée pour transposer les directives en droit interne avec un retard moyen de 10 ans. L’absence de préparations des ces réformes communautaires, souvent structurels donc complexes et impopulaires, fait qu’elles sont mis en place dans la précipitation, sans recul suffisant. Devant les manifestations de salariés ou de consommateurs mécontents, il est plus facile de se défausser sur l’Europe plutôt que d’assumer son manque de réactivité voire sa mauvaise foi. 
En guise d’exemple, je m’interroge d’ors et déjà sur l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs, qui devrait intervenir à horizon 2010. Aujourd’hui, nous nous félicitons que la SNCF soit en bénéfice. En catimini, son déficit de plusieurs dizaines de milliers d’euros a été éclaté entre elle, Réseau Ferré de France (donc l’Etat et son premier actionnaire : le contribuable) et un service annexe d’amortissement de la dette (SAAD).
De plus, pour conserver un statut privilégié, le personnel chargé de l’entretien des infrastructures, compétence relevant de RFF depuis 1997, est resté à la SNCF qui se retrouve donc fournisseur et client de RFF. Cela me semble peu compatible avec les règles de concurrence et il me semble impossible que l’Europe reste silencieuse dans quelques années. Quid d’une réaction française immédiate ?

L’Europe est donc labellisée « bouc émissaire » par un personnel politique qui n’assume pas des choix passés et qui préfère lui imputer la responsabilité honteuse de réformes nécessaires. C’est un obstacle important pour la confiance en l’Europe. Cela témoigne aussi du manque d’information sur son fonctionnement et de la méconnaissance de l’imbrication entre les institutions nationales et les institutions européennes par le citoyen.
En tant que militants pour une Europe fédérale, résolument démocratique et accessible à tous, nous avons là un rôle majeur à jouer. Nos actions doivent contribuer à mettre un coup de projecteur sur l’Europe au quotidien, sans oublier la formation populaire sur ce qu’est l’Union européenne.

Pour en finir avec cette désinvolture, le renforcement du rôle des députés européens dans le processus normatif communautaire me semble nécessaire. Ces seuls politiques européens issus du suffrage universel direct seront ainsi revêtus d’une responsabilité. Au-delà du renforcement de la démocratie, celle-ci leur imposera une obligation d’expliquer le fonctionnement européen et l’impact de leurs choix dans la vie quotidienne des particuliers. Cette proximité des acteurs de l’Europe sera une avancée décisive pour rompre avec les idées fausses et antieuropéennes.

Enfin, n’oublions pas que la France n’est pas seule en Europe. Notre « franchouillardise » a effectivement du mal à se dire que d’autres modèles fonctionnement aussi bien voire mieux que notre modèle français. Gardons en mémoire que l’Europe s’est d’abord fondée sur l’ouverture entre Etats du continent.
Il reste que, si nous sommes en désaccords avec les orientations définies par l’Union, sachons prendre nos responsabilités : en 2009,  votons pour choisir nos représentants au Parlement Européen. Plus la participation sera forte, plus leur légitimité sera renforcée.

Guillaume Delarue, Jeune Européen Rennes

09.04.2008

Loi OGM: vers l'enterrement des conclusions du Grenelle de l'Environnement ?

Différents courriers électroniques envoyés pour demander plus de courage de la majorité UMP concernant la loi OGM.

Au premier Ministre:

Madame, Monsieur,

Après lecture de la presse de ce matin, j'ai été très surpris de voir la position du Premier ministre sur l'amendement Chassaigne, qui garantit des filières de production commerciales qualifiées «sans OGM». Cet amendement défend un vrai choix pour le consommateur.
«L'amendement Chassaigne n'aurait pas dû être voté. Je m'engage à faire en sorte qu'en deuxième lecture, l'amendement soit supprimé" a dit Monsieur Fillon.

Au-delà de la violation de la décision souveraine de la représentation nationale, le Premier Ministre se détourne fondamentalement des finalités du Grenelle de l'environnement. Cette citation dans la presse, si elle est avérée, déséquilibre le texte sur les OGM au profit des grandes entreprises chimiques, pollueuses et ne protége plus la culture raisonnée et respectueuse de l’environnement.

Quant on est électeur de droite et que l'on agit pour l'environnement, il semble qu'on ne peut pas faire confiance au gouvernement. Alors à qui se vouer?
Je suis déçu de cette position. Quid des promesses électorales ? Cela est, de plus, un mauvais présage pour la réforme des institutions notamment le renforcement du Parlement.

Cordialement,
Guillaume

UMP:

Bonjour,

Face à la lever de bouclier de la majorité des parlementaires UMP contre les amendements de la loi OGM qui protègent la liberté du consommateur et qui tentent de maintenir le texte dans les conclusions prises par le Grenelle de l'Environnement, j'aimerais, en tant qu'adhérent de notre mouvement, connaître votre position sur ces amendements notamment l'amendement Chassaigne.
Etant convaincu que vous y serez favorables car vous êtes le porte-voix des adhérents et que vous connaissez les pressions des entreprises chimiques et polluantes pour diriger l'agriculture mondiale,  je vous invite à dire d'une voix forte l'intérêt supérieur de l'environnement et du choix du  consommateur sur les intérêts financiers, peu soucieux de la nature, des ces seules entreprises.
Ensembles, soyons courageux et faisons que l'UMP soit la force politique courageuse, résolument tournée vers l'environnement.

Très cordialement,
Guillaume

Monsieur Goulard, député de ma circonscription: 

Monsieur le député,

Après les reculades de la majorité sur les différents amendements qui défendent le choix des consommateurs et qui tendent de maintenir le texte en conformité avec les conclusions du Grenelle de l'environnement, j'aimerais connaître votre position sur ce texte et particulièrement sur l'amendement Chassaigne qui garantit des filières de production commerciales qualifiées «sans OGM».

Je suis électeur de Sarzeau, sur votre circonscription du Morbihan. Cette commune est placée dans un environnement extraordinaire et tellement fragile. Vous avez dit aller souvent sur notre Presqu’île de Rhuys.
Je connais votre liberté de parole. Aussi je vous invite à faire un geste fort en soutenant ces amendements qui nous protégent tous et équilibrent ce texte en le soustrayant aux pressions des entreprises chimiques et polluantes. Il me semble que protéger une filière sans OGM et défendre la libre expression des membres du futur Haut Conseil des biotechnologies ne peut aller que dans notre intérêt à tous.

Je vous remercie de me communiquer votre position sur ces amendements.
Cordialement,
Guillaume

Monsieur Grosdidier, seul député UMP favorable à l'environnement:

Monsieur le député,

Après les reculades de la majorité sur les différents amendements qui défendent le choix des consommateurs et qui tendent de maintenir le texte en conformité avec les conclusions du Grenelle de l'environnement, je vous félicite de votre voix discordante et libre.
Il me semble que protéger une filière sans OGM et défendre la libre expression des membres du futur Haut Conseil des biotechnologies ne peut aller que dans notre intérêt à tous.

Je  suis membre de votre parti politique. Vous êtes la voix des membres de l’UMP qui veulent une agriculture raisonnée voire biologique et diversifiée et qui ne peuvent plus compter sur les autres parlementaires. Je suis scandalisé des propos du Premier ministre qui visaient à supprimer l’amendement Chassaigne. A quoi sert alors le Parlement ?

Continuez à faire ces gestes forts en soutenant ces amendements qui nous protégent tous et équilibrent ce texte en le soustrayant aux pressions des entreprises chimiques et polluantes.
Je vous remercie encore pour votre position et votre courage.
Cordialement,
Guillaume

Monsieur Copé, député qui s'acharne particulièrement contre les amendements défendant les consommateurs: 

Monsieur le député,

Après avoir lu votre position contre les différents amendements qui défendent le choix des consommateurs et qui tendent de maintenir le texte en conformité avec les conclusions du Grenelle de l'environnement, je suis surpris de voire votre acharnement à lutter contre ceux-ci.
Il me semble que protéger une filière sans OGM et défendre la libre expression des membres du futur Haut Conseil des biotechnologies ne peut aller que dans notre intérêt à tous.

Maintenir le flou sur l’origine des produits et briser la libre expression des professionnels dans l’instance consultative peuvent être des encouragements au manque d’honnêteté des études sur les OGM, menées par les entreprises agrochimiques (cf. étude de l’AFSSA notamment sur les impacts du maîs MON 810 qui contredisait les études de Monsanto).
Je tenais simplement à vous faire connaître ma déception. Les intérêts sont tellement importants, l’environnement est si fragilisé. Ce texte aurait pu être un signe fort de rupture.

Cordialement,
Guillaume

26.03.2008

Le Conseil d'Etat: appliquons la précaution aux OGM !

 En février, après le Grenelle de l'Environnement, les associations ont amené le gouvernement à suspendre la culture du Maïs Mon 810 et à activer la clause de sauvegarde auprès de la Commission européenne. Le 17 mars 2008, saisi par Monsanto et le lobby pro-OGM, le Conseil d’Etat vient de confirmer la légitimité à la fois scientifique et juridique de la mesure de suspension.

Au-delà du fait qu'il faut attendre une décision du Conseil sur le fond, cette première décision du juge administratif est remarquable: le doute d'un risque grave et irréversible a été plus fort que l'intérêt économique de Monsanto et des quelques agriculteurs OGMatisés.

Maintenant, il convient de dire qu'il s'agit d'une suspension pour une durée d'un an. Suspension qui doit servir à faire les études nécessaires pour connaître la contamination qu'entraîne ce maïs transformé sur le reste de la nature.
Après avoir regardé le reportage "le monde selon Monsanto" sur Arté, j'espère que la France saura se montrer plus pertinente que cette firme spécialiste dans l'omission de la communication d'informations capitales. Des études ont déjà montré que les OGM contaminent les cultures à proximité d'une dizaine de kilomètres et modifie irrémédiablement la composition de la faune des sols

Maintenant, si le juge considère que l'intéret environnemental devient majeur, tout reste ouvert. Il s'agit tout de même de l'impact de nos expérimentations sur la nature et sur l'Homme. Le cancer est l'une des premières conséquences des herbicides et pecticides sur l'Homme: il est temps de nous mettre face à nos responsabilités et de nous protéger.

23.02.2008

Le Parisien, un journal "charognard" ?

Aujourd'hui, samedi 23 février, le Président de la République a été vister le salon de l'agriculture. Ce soir, en allant sur lefigaro.fr, je vois la dépêche: Salon: Sarkozy invective un visiteur

Me disant "qu'est-ce qu'a encore fait notre Président ?", j'ai vu cette vidéo. Et là... Bah rien !
Le Parisien donne une vision dramatique de l'affaire: "à mi-parcours environ, il s'est soudain vu vertement repoussé par un visiteur du salon auquel il s'apprêtait à à accorder une poignée de main. Ambiance surchauffée et cohue, le Chef de l'Etat s'est alors emporté: "Casse-toi, casse-toi pauvre con" a-t-il lancé, avant de reprendre son parcours mouvementé. Un écart de langage qui n'est pas sans rappeler sa colère face aux pêcheurs bretons." (cf commentaire du journal)

En regardant la vidéo, on remarque que le Président Sarkozy, souriant et détendu, serre des mains. Un type reste là, agressif, sans bouger et lui dit "ah non, touche-moi pas" (remarque: s'il savait parler français, il aurait dit : Ah non, ne me touche pas). Le président a alors répondu "Casse-toi, alors". "Tu me salis", a enchaîné le badaud. "Casse-toi alors, pauvre con", a répliqué le président.
Ce qui est drôle, c'est de voir la désinformation intolérable du journal Le Parisien: parcours mouvementé, ambiance surchauffée et cohue, vertement repoussé,... Après avoir visionné la vidéo, on voit qu'il y a du monde pour voir le Président de la République, que l'ambiance est bonne enfant et qu'il n'y a pas matière à dramatiser.
Faire le lien avec la réaction courageuse du Président face aux pécheurs est bienvenu: Nicolas Sarkozy montre que la fonction de Président de la République Française ne plie pas devant le français moyen, irrespectueux, qui est persuadé de faire un geste héroïque en injuriant le chef de l'Etat.

Et dire qu'on en trouve à s'offusquer parce qu'un président a dit "con"! C'est malheureux...
Ce qui est choquant dans cette affaire, c'est qu'un journal ment soit pour attirer du monde sur son site soit pour porter atteinte à Nicolas Sarkozy soir les deux...

15.02.2008

Enfin l'ouverture de la Droite vers la gauche !!

Je suis foncièrement de droite et candidat UMP sur une liste "Majorité Présidentielle"  à Sarzeau, commune du Morbihan de la presqu'île de Rhuys, menée par David Lappartient. Je considère que le programme défendu par ma liste est celui qui correspond, évidemment, le mieux à ma commune et je considère que David est déterminé, disponible et ouvert. Mais est-ce du fait d'être de droite ou non? Bref, la question est: les municipales, on vote pour le local ou son parti ?

Au regard des différentes autres communes que je connais comme Rennes, Nantes et Paris, je serais tenté de dire: "mais où va la majorité ?" Effectivement, la droite semble absent des intérêts locaux et des attentes des habitants de ces villes. Je m'intéresse, d'ailleurs avec plus de sérieux, au programme défendu par la gauche dans cette différentes villes...

A Nantes, on entend tout et n'importe quoi.... L'union n'a pas été le maître mot des tractations dans la droite nantaise dont les leaders sont les mêmes depuis trop longtemps. Il demeure des rancoeurs dans cette droite municipale. Les forces et les talents n'ont pas été additionnés pour Nantes. Dommage! Pourtant, à l'écoute des arguments avancées par l'actuelle municipalité socialiste, dirigée par Jean-Marc Ayrault, il me semble que seule la liste de gauche semble la plus à même d'agir pour l'intérêt général des Nantais.

A Rennes, les divisions de la droite sont tellement dérisoires. Pour quel but ? J'ose me poser encore la question ! Surtout que ces divisions portent sur une éventuelle alliance avec le Modem... Mais, si l'on se pose la question de fond: quel programme pour Rennes qui fut bien gérée sous l'ère Edmond Hervé ? Pas grand-chose... Le seul soucis est la sécurité: la liste de gauche, soutenu par l'actuel maire Hervé, y répond avec tempérance mais réalisme. Il suffirait de lui faire confiance puis d'être exigeant dans l'avenir.

A Paris, Là... Le débat est bas... C'est triste pour la première ville de France. Mme Panafieu traite M. Delanoë de "tocard" puis se défend en disant, avec assurance voire arrogance, que c'est "plutôt sympa". Puis la candidate UMP souligne que le maire de la capitale ne s'y connais rien en affaire de famille .... Quel argument ! Permettez-moi d'en douter! Je pense que l'on mérite mieux...

N'y a-t-il pas d'autres arguments dans ces communes ayant des particularités locales riches et diverses ? J'en doute et serait tenter de d'applaudir le réalisme local de la gauche ( totalement absent au niveau national).

Je crois qu'il suffirait de voir le pathétique épisode, non clos, de la ville de Neuilly. Elle revêt un caractère particulier puisqu'il s'agit de la ville du Président. Il y a eu l'épisode de l'énarque Martinon. Les citoyens ont dit "NON". Puis le dissident Fromantin est devenu l'officiel et l'officiel Teullé est devenu dissident.
Si vous comprenez ...

Ainsi, on avance une déroute de la majorité dans ces élections municipales. Cela vous étonne ? Moi, non ! Pourquoi ne pas avoir laissé, dans chacune de ces villes, la parole et la décision aux adhérents de l'UMP ? On se rend compte que Paris n'a réfléchi qu'à partir de concepts parisiano-parisiens mais point nationaux.
Alors, oui, je pense qu'il faut voter pour le candidat qu'on pense être le meilleur dans sa commune. Votez local ! Et point de conclusions nationales!

Sur la baisse de notre président dans les sondages, je me permettrais de mettre en avant ce que l'on m'a dit c'est-à-dire le critère superficiel de Nicolas Sarkozy ( voire un peu plouc) . On ne veut pas d'un président qui sort des annonces devant les ouvriers de Mital, devant les pêcheurs, devant la télévision nationale publique, ... et qui n'ont pas été réfléchies et ne sont pas applicables. On ne veut pas de visite de dictateurs en France qui a droit au tapis rouge, qui ne signe aucun contrat mais qui profite alors qu'une députée somalienne, condamnée à mort par l'islamisme pour avoir  critiqué une réalité, n'a pas droit à la nationalité en vue de la protéger. On ne veut pas de l'arrogance qui nous a été opposées lorsque la France s'est vantée seule d'être à l'origine de la relance européenne alors que l'Allemagne y travaillait depuis plusieurs mois , ... Et surtout, on ne veut plus d'un président people, attiré par ce qui brille.
J'espère encore qu'il s'agit d'une désinformation ou d'une période passagère mais j'en doute. Je reste toutefois confiant: après les municipales, tout va rentrer dans l'ordre ! Les Français ont besoin d'être rassurés.

31.01.2008

Le rapport Attali : une chance à saisir

Jacques Attali a rendu son rapport le 24 janvier dernier. C'est le fruit de la Commission pour la libération de la croissance, créée par le Président Sarkozy dans le but de pulser la situation économique de la France, trop à la peine.

On en a déjà beaucoup parlé et, je le pense, trop critiqué. C'est un rapport qui pose les questions qui dérangent. Le Président qui réformera la France sera un Président impopulaire ... Mais, à long terme, c'est la France qui sera gagnante! Il faut casser les barrières, les blocages qui ne laissent pas libres de travailler où l'on veut, pour faire ce que l'on veut. Cela ne veut pas dire que il y faut une libéralisation totale et que l'Etat ne doit avoir aucun rôle. Il doit continuer à agir pour maintenir un équilibre entre tous.
Je fais parti de ceux qui pensent que la concurrence, la libre pénétration dans les marchés sont positifs pour le travail.
La France a trop souvent l'impression qu'elle a la meilleure législation d'Europe, voire du monde, les meilleurs services publics, .... Or ceux-ci ne fonctionnent pas ou uniquement grâce au patronage généreux de l'Etat (donc des contribuables). Je me félicite de l'avis favorable donné par la Commission européenne à ce rapport Attali car je suis convaincu que l'impulsion du changement viendra de l'Union Européenne, tant nos conservatismes sont grands. C'est un encouragement important, qui conforte le bien fondé du travail de la commission.

Maintenant, il faut être vigilant pour que soit réellement  appliqué les 316 mesures courageuses et éviter que ce rapport en soit un de plus. Je regrette que le Président Sarkozy en est déjà écarté certaines et je souhaite qu'elles fassent l'objet d'un débat au Parlement sans, pour autant, qu'elles ne soient dénaturées de leur contenu ( risque non négligeable, surtout en période électorale ).

N'hésitez pas à le télécharger et à le lire, pour aller au-delà des quelques mesures sur-médiatisées: Rapport Attali.pdf

20.01.2008

Oui aux quotas pour la pêche! Non à une gestion purement française!

Le président de la République s'est rendu hier à Boulogne-sur-Mer pour discuter avec les pecheurs. Il a avancé l'idée d'une remise en cause de la politique des quotas de la pêche fixés par la Communauté Européenne. A savoir: la France prendra la présidence de l'Europe en juillet prochain.

Même s'il est nécessaire de rassurer cette catégorie professionnel qui fait un travail dur, rude soumis aux aléas de la nature et pas seulement, je ne peux être en accord avec les propos de Nicolas Sarkozy. Encore une fois, un dirigeant français tente de résoudre un problème en l'enfermant dans un cadre strictement interne, préférant revenir sur la norme européenne.
La politique des quotas permet la gestion des stocks naturels de poissons de façon raisonnée. On le sait : nos océans deviennent des poubelles et voient leurs ressources appauvries. Ces quotas sont nécessaires pour maintenir les espèces, qui ne nous appartiennent pas.
Affirmer que les pêcheurs sont les premiers à avoir intérêt à sauver la ressource est vrai. Mais cela ne veut pas dire, j'en suis désolé, qu'ils ont raisons. Vouloir élargir ces quotas leur donnera un emploi à court terme mais posera un grave problème à long terme.

Cette politique européenne sur la pêche est donc nécessaires et justifiée pour préserver l'emploi et pour sauver les ressources de nos mers. Elle doit s'appliquer uniformément à tous les Etats-membres de la Communauté.
Maintenant, je sais qu'il faut aider les pêcheurs. L'Etat peut là, avec intelligence, réagir en demandand à la Communauté Européenne une dérogation concernant l'attribution d'aides.