20.01.2008

Oui aux quotas pour la pêche! Non à une gestion purement française!

Le président de la République s'est rendu hier à Boulogne-sur-Mer pour discuter avec les pecheurs. Il a avancé l'idée d'une remise en cause de la politique des quotas de la pêche fixés par la Communauté Européenne. A savoir: la France prendra la présidence de l'Europe en juillet prochain.

Même s'il est nécessaire de rassurer cette catégorie professionnel qui fait un travail dur, rude soumis aux aléas de la nature et pas seulement, je ne peux être en accord avec les propos de Nicolas Sarkozy. Encore une fois, un dirigeant français tente de résoudre un problème en l'enfermant dans un cadre strictement interne, préférant revenir sur la norme européenne.
La politique des quotas permet la gestion des stocks naturels de poissons de façon raisonnée. On le sait : nos océans deviennent des poubelles et voient leurs ressources appauvries. Ces quotas sont nécessaires pour maintenir les espèces, qui ne nous appartiennent pas.
Affirmer que les pêcheurs sont les premiers à avoir intérêt à sauver la ressource est vrai. Mais cela ne veut pas dire, j'en suis désolé, qu'ils ont raisons. Vouloir élargir ces quotas leur donnera un emploi à court terme mais posera un grave problème à long terme.

Cette politique européenne sur la pêche est donc nécessaires et justifiée pour préserver l'emploi et pour sauver les ressources de nos mers. Elle doit s'appliquer uniformément à tous les Etats-membres de la Communauté.
Maintenant, je sais qu'il faut aider les pêcheurs. L'Etat peut là, avec intelligence, réagir en demandand à la Communauté Européenne une dérogation concernant l'attribution d'aides.

06.12.2007

La prise en main de jeunes de Villiers-le-Bel: non, ils ne sont pas ce qu'on a dit d'eux.

Jeudi 6 décembre, un collectif de d'habitants de Villiers-le-Bel a écrit une lettre judicieuse au Président de la République sur ses déclarations après les échauffourées dans cette commune.
Voici le texte intégral:

Collectif des Jeunes de Sarcelles et Villiers-le-bel
LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 « Quand en Corse cela explose quasiment chaque soir et que des gendarmeries sont mitraillés régulièrement, vous n'osez pas parler de voyoucratie.

Quand, des dizaines d'hommes et de femmes encagoulés et équipés d'armes de guerre, défient l'Etat tout entier, vous vous gardez bien de faire le moindre commentaire, et mieux encore, vous négociez avec eux.

Quand les marins-pecheurs brûlent dans leur région des bateaux et des pneus, quand les pompiers chargent les CRS pendant une manifestation, quand les chasseurs saccagent un ministère de la République, il n'est question ni de voyou, ni de bande, ni d'intégration.
Nous avons condamné sans ambiguïté l'usage de la violence sur les personnes comme sur les biens.

OUI nous avons voulu, au-delà de la douleur des familles et de la perte tragique des enfants, faire entendre nos voix une fois de plus pour vous alarmer sur les conditions de vie dans nos quartiers.
Et comment faire autrement ? Puisque les promesses électorales et les centaines de forums qui ont suivi la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-bois n'auront même pas suffit à vous faire bouger.

Mais s'il vous est toujours plus commode de vouloir monter nos concitoyens entre eux en nous faisant passer pour les sauvageons de la République, sachez que vous prenez le risque de jeter le discrédit sur tous les habitants de ces quartiers et de renforcer par vos déclarations les discriminations dont nous sommes victimes.
Les voyous monsieur le Président, sont celles et ceux qui ont géré les banlieues avec le succès que l'on constate.
Les voyous, monsieur le président, sont celles et ceux qui ont toujours refusé de nous considérer comme des enfants de France, de faire venir dans nos quartiers les meilleurs professeurs, de mettre plus de policiers dans nos villes qu'à Paris.

Puisque le durcissement des peines est à la mode, nous vous suggérons de vous pencher sur les entreprises, les bailleurs ou les partis politiques qui ne respectent pas le principe d'égalité de notre République.
Quant à nous, nous assumerons désormais nos choix en construisant nous même l'avenir de nos quartiers sans plus rien attendre de plans de banlieues jusque là tous imaginaires. »

J’avais souligné, dans le billet intitulé Un Président de la République déterminé!, mon désaccord devant les propos du président lors de son entretien télévisé.
Cette lettre, si elle est apolitique et indépendante de toute association ou groupe divers, est une initiative intéressante et largement positive. Je souhaite vivement que les médias fassent échos de ce courrier pour faire changer le point de vue sur les quartiers populaires et surtout sur les personnes qui ne veulent pas être mis dans le même sac que les individus minoritaires qui refusent la loi de la République.
Le Président Nicolas Sarkozy doit remettre la confiance dans les banlieux et concentrer la lutte contre les véritables « voyoux ». La République doit également encourager les initiatives des habitants de ces quartiers qui souhaitent améliorer leur vie quotidienne.

10.11.2007

Blocage des facs: la politique manipule!

C'est reparti!! Comme en 2006, certains espèrent à nouveau bloquer les facultés. Cette fois-ci, c'est pour abroger une loi votée par la représentation nationale le 11 août dernier et qui sera appliqué. Cette loi sur l'autonomie des Universités modernise le régime juridique des Université pour leur permettre de choisir leurs professeurs et d'accueillir notamment des fonds privés pour ouvrir l'université sur l'entreprise.

Cette mise à feu d'une minorité d'étudiant n'est pas sans lien avec l'actualité sociale énergique. Les rues risquent d'être largement utilisées dans les semaines à venir.
Je regrette la manipulation de ces blocages, essentiellement des universités de sciences sociales, par des partis politiques qui sont les responsables de ces débordements. Dans les manifestations, des drapeaux rouges flottent beaucoup plus que des arguments crédibles et fondées.

Ce qui est regrettable, c'est la violence que ces "étudiants"  utilisent contre les locaux publics, contre l'effectivité de la Démocratie par l'utilisation de votes à bulletin secret et contre le dialogue avec ceux qui veulent qu'on leur garantisse la liberté du travail et d'accès au service public d'enseignement.

Quelque florilèges entendu lors du CPE: "Dire NON au CPE, c'est supprimer le Conseiller  Principal d'Education, d'après ce que nous a dit notre prof", "avec le CPE, disons NON à la propriété privée",...

On peut donc largement comprendre qu'il est difficile de discuter face à de telle connaissance des lois!!
C'est une mise à l'épreuve du gouvernement qui, face à l'ensemble des contestations actuelles, doit montrer sa ténacité et son courage politique.

 

Toutefois, il convient de ne pas joindre le cas des pécheurs aux revendications conservatrices des cheminots et à l'agressivité d'étudiants de gauche et d'extrême-gauche. C'est un métier difficile qui se retrouve confronté à la hausse du pétrole (comme tout le monde), à la concurrence de bateaux exerçant la pêche intensive et à la sur-pêche qui a vidé nos océans.
Il convient de les aider sans arriver à un assistanat de cette profession difficile.

27.10.2007

Non au chantage à la rue!!

Fidèle à ses méthodes, Nicolas Sarkozy a été à la rencontre des cheminots de Saint-Denis, vendredi 26 octobre dernier, au matin.

Cette rencontre, impromptue, avait pour but d'expliquer la réforme des retraites et des régimes spéciaux aux principaux intéressés. Nicolas Sarkozy a eu le courage de dire qu'il fallait cotiser plus. Quoi de plus normal alors que la durée de vie s'allonge. Gardons en mémoire que le régime de retraite de 1945, institué par Charles de Gaulle, fixait le départ à la retraite à 60 ans alors que la durée de vie était de 62 ans. Encore aujourd'hui, nous sommes sous ce régime obsolète.

De plus, Nicolas Sarkozy a aussi discuté avec un syndicaliste qui affirmait que la loi ne passerait pas car les cheminots seront dans la rue et que, comme c'habitude, le texte sera retiré... Le président de la République lui a rappelé, à juste titre, que dans une démocratie, le pouvoir n'est pas dans la rue et que son gouvernement ne cédera pas au chantage de la rue.

Il est intéressant de noter le sectarisme de certains responsables syndicaux, sans doute politisés, proche de l'extrèmisme (de gauche),  qui ont refusé de parler au Président. C'est cela le débat à la CGT et à Sud! Les sifflets au lieu du dialogue.
Je rapproche ce comportement de reportages sur des cheminots et professeurs qui travaillaient durant la grève et qui témoignaient à visage caché, de peur de réprésailles.

Victoire Polonaise: victoire européenne!

La victoire de la Plate-forme civique (PO), menée par Donald Tusk, futur premier ministre, est une chance pour la Pologne. Cette victoire est aussi un signe fort pour la Communauté Européenne.

Jaroslaw Kaczynski, Premier ministre polonais, doit quitter son poste après la défaite de son parti Droit et Justice (PiS). Cette élection législative marque la fin du duo au sommet de l'État, entre les deux jumeaux. L'un part alors que l'autre, Lech Kaczynski, président de la République de Pologne, doit encore finir son mandat et conservera un  droit de véto sur les projets et proposition de loi du Parlement qui échappe désormais à son pouvoir.
Cette défaite du Parti Droit et Justice marque la fin de la chasse au sorcière post-communiste et surtout fait naître une Pologne qui, moins souverainiste, sera tournée vers l'Europe.

Le parti libéral Plateforme civique a obtenu 41,51% des voix soit 209 sièges à la Diète (chambre basse) qui en compte 460 au total.
Le parti conservateur Droit et Justice  du Premier ministre sortant Jaroslaw Kaczynski est arrivé en deuxième position avec 32,11% des voix et 166 sièges à la Diète. Ses alliés, des partis ultra-conservateurs, n'ont pas atteint les 5% nécessaires pour avoir des élus.

Les résultats positifs des élections en Pologne sont à rapprocher de la signature du traité de Lisbonne, qui modernise l'Union Européenne et la Communauté Européenne. Souvenons-nous, en juillet dernier, lors de la conférence intergouvernementale, où la Pologne des jumeaux Kaczynski avait fait blocage sur la plupart des avancées du traité.
Ce mini-traité, qui n'est pas si mini que cela, fait redémarrer l'Europe après l'échec de la Constitution Européenne. Je note l'action non négligeable du Président de la République française Nicolas Sarkozy qui a été importante tout comme la chancelière allemande Angela Merkel, qui ést à la tête de la présidence de l'Union Européenne.

Il y a des semaines où cela fait du bien de voir que nos responsables politiques font avancer les choses. L'Europe est un pilier incontournable pour que la France conserve sa place dans le monde.

14.10.2007

Villepin se résume à rancoeur et haine

Pourquoi Dominique de Villepin, dernier Premier ministre de l'ère Chirac, tente d'exister. Par ses propos, il tombe dans les bas-fonds de la politique.

Avant même la gauche qui se morfond en polémiquant sur des mots utilisés lors de discours, Dominique de Villepin a revêtu le statut de meilleur opposant du Président de la République Nicolas Sarkozy.
Villepin veut exister. Il a utilisé la sortie de son livre sur Napoléon pour attaquer celui que l'on caricature volontiers comme le nouveau Napoléon.

Pourtant Villepin, c'est qui? C'est le grand théoricien de la dissolution loupé de l'Assemblée nationale de 1997. C'est celui qui a tenté d'enfoncer Sarkozy avec l'affaire Cleastream, sans doute inspirée par l'Elysée, et qui aujourd’hui se retourne contre lui.
Bref Villepin a loupé. Il a perdu mais ne veut pas se l'admettre. Pense-t-il avoir, comme le Général de Gaulle, un destin à jouer pour la France? Oui, sans doute qu'il a cette estime (surdimensionnée) de sa personne mais il faudrait lui dire qu'il en a ni le talent ni les compétences. Effectivement, il a eu sa chance : il a été pendant deux ans aux affaires à Matignon et en a moins fait que Sarkozy en 3 mois. S'il avait voulu réformer, il aurait pu le faire.
Mais, à sa décharge, il est profondément Chiraquien et ce n'est donc pas la réactivité et le courage politique qui le caractérisent le mieux.

174e20b39fb13b78c8243c8dae444c3a.jpgIl est loin le discours courageux à l'ONU contre l'intervention américaine en Irak et contre Collin Powell qui agitait son tube de sucre en disant que c'était un dangereux virus envoyés par les terroristes.
Depuis, Dominique de Villepin use des mêmes armes de la gauche lors des débats contre le CPE: polémique et opposition systématique sur ce qui apporte une tribune médiatique. Il reprend donc les moyens qui ont été utilisé contre lui avec brio. Il est même devenu le chouchou de militants de gauche qui, pourtant, le détestaient hier!

C'est donc regrettable de voir Villepin s'agiter de cette manière avec tant de rancoeur pour celui qui est devenu le Président des Français et cela, sans raisons apparentes. Peut-être est-ce par jalousie…
En tout cas, j'espère que l'on retrouvera rapidement un silence de la part de cet ancien Premier ministre dont j'ai du respect uniquement par égard à la fonction qu'il a exercé.
Il ne rend pas d'honneur ni à la politique ni à son nom.

Manifestation du 18 otobre: le conservatisme s'exhibe...

Jeudi 18 octobre, les syndicats l'ont prévenu, il y aura une sacré manif à Paris. La RATP vient de s'ajouter aux cheminots pour se promener sur les boulevards. A la CGT SNCF, on a dû être rassuré: ils pourront faire plusieurs fois le parcours en ayant le métro gratuit! Heureusement, sinon les chiffres risquent d'être bien faibles!

Cette réflexion est-elle une fiction? Pas si sur... Quand on voit l'état de la France et de ses comptes, comment peut-on encore suggérer de ne rien changer et, au contraire, de payer plus? Les prélèvements pour les retraites ne servent plus à maintenir l'équilibre, l'assurance maladie s'enfonce, ... Le tableau n'est pas rose...

Et pourtant, les syndicats seront dans la rue le 18 octobre pour dire NON, restons comme avant, avec nos avantages. Aujourd'hui, les syndicats ne protègent plus les salariés mais les intérêts d'une minorité qui bénéficient encore d'un régime favorable dû à une pénibilité d'un travail, qui a disparu... Qui peut dire que le métier de cheminot est le même qu'hier? Que conduire un TGV est aussi fatigant que conduire une locomotive à charbon?
Je note le sectarisme de la CGT mais est-ce étonnant quand on voit que son président Thibault est présent au bureau du PC? De la même manière, je note que la CFDT est la plus réaliste et la plus sincère...

Ma pensée n'est pas de dénigrer tel ou tel emploi mais bien de faire admettre qu'il faut changer les choses et accepter ce changement. De la même manière, j'aimerai que l'on s'accorde sur le fait que le syndicalisme français est plus le porte-parole de fonctionnaires privilégiés plus que de travailleurs en difficulté...

En attendant, c'est l'usager du service public qui va trinquer le 18 octobre prochain. Bon courage à lui....

Mise à jour 14 octobre 2007: Selon le baromètre mensuel BVA-BFM-Les Echos-The Phone House, 53% des Français jugent injustifiée la mobilisation du 18 octobre, du jamais vu pour une population historiquement encline à la "grève par procuration".

12.10.2007

La dictature voulue par le PS

"Détails"? Vous dîtes "détails"? Mais alors, vous êtes du FN, vous partagez les convictions du FN!

C'est cela le leitmotiv au Parti Socialiste. C'est comme cela. François Fillon en a fait les frais et a répondu avec justesse.

Entendre Hollande, Premier secrétaire du PS, dire que c'est "très grave" de dire que l'amendement sur les tests ADN est un détail dans la loi sur le regroupement familiale démontre bien l'état du PS: ringard et idéologique. Surtout qu'un bon nombre de politiques de gauche se sont engouffrés dans la brèche pour tenter d'exister par ce biais.
Je suis, d'ailleurs, persuadé qu'au PS, ils ont tous eu en tête "Fillon, Sarko et la droite: tous des fachos"!

C'est désolant de voir que le seul apport de l'opposition consiste à polémiquer et à annoncer, avec la fierté d'un enfant qui vient de trouver la solution à un problème, des arguments aux relents nauséabons dont on se passerait bien.
Surtout quand les sondages désavouent l'inaction de la gauche sur les questions d'immigration (sondage OpinionWay pour le Figaro et LCI du 11 octobre 2007).

Je rejoins donc totalement le Premier ministre qui a dénoncé avec force "la police des mots qui prétend savoir ce qu'il faut dire, quand il faut le dire et comment il faut le dire [...] Qu'une partie de la gauche et du microcosme s'empresse de faire un parallèle avec M. Le Pen révèle le vide de l'opposition et le conformisme d'une partie des observateurs politiques. Placer au même niveau un test ADN volontaire et encadré par un juge et les chambres à gaz est déshonorant"

09.10.2007

Amendement ADN, la polémique enfle... dans quel but ?

Hier, on l'annonçait en catimini. Aujourd'hui, il revient en force comme signe de désaccord flagrant au sein de la majorité UMP.

Au Sénat, d'abord, qui fait le rebelle en refusant de voter cet amendement. On se souvient de Charles Pasqua qui soulignait que cet amendement lui rappelait des périodes sombres.
Finalement, cet amendement a été voté par le Sénat après modifications.

Puis, Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la ville, qui a jugé « dégueulasse » d'« instrumentaliser l'immigration » avec les tests ADN. On connaît son franc-parler. Elle a toujours affirmé sa liberté de pensée. Avant Martin Hirch, autre ministre d’ouverture, avait annoncé son désaccord.

Cet amendement, introduit par le député Mariani, a pour objet de déterminer le lien biologique avec un candidat au regroupement familiale, issu d’un pays dont l’état civil n’est pas tenu rigoureusement et où les documents d’identité souvent interchangeables.
On peut donc comprendre qu’il faille trouver une solution à ces incertitudes. Cette réforme est déjà mise en place dans 12 Etats européens.

Toutefois, cet amendement est dérangeant. Il mêle la justice à la science, sans qu’il y ait ni infraction ni recherche d’un coupable. Alors qu’est-ce qui gêne ? Simplement que la science est encore érigée en système incontestable et qu’on l’installe dans un domaine de l’immigration, sujet ultra sensible.
Certes, les tests ADN seront autorisés par un juge et basé sur le volontariat du candidat à la citoyenneté française.

29.09.2007

DALO : suite et fin... pour le moment

Le précédent décret réglementant le DALO (Droit Au Logement Opposable) n'avait pas plu. J'avais écrit un billet sur le sujet.

Aujourd'hui, nouvelle mouture accepté par le comité de suivi. Le site du ministère du logement ne donne pas le résultat du vote mais indique qu'il n'a pas reçu de suffrages négatifs. Bon, à regarder de plus près, 16 personnes ont voté pour et 9 se sont abstenus.
Ainsi, il n'y a plus de catégories de personne n'est écartée de l'application du DALO et il y a la disparition de "cas" à traiter prioritairement, comme les SDF. Enfin, le DALO sera exécuté de manière uniforme sur le territoire et les circonstances locales ne permettront plus de l'adapter à la situation de l'habitat local.

3f1e7e3f103179569a0c9f3595dbfc67.jpgPar ailleurs, durant sa semaine à Lyon, on peut regretter que la ministre n'est pas réussi à obtenir la vente du 1% du parc locatif HLM pour permettre l'accession à la propriété de locataires. Pour faire face au manque de logement, Christine Boutin a émis une idée particulière: construire un étage de plus à nos maisons.
Mais pourquoi ne pas refonder notre politique urbaniste? Mélanger mixité sociale et quartiers ambitieux?

Également, autre problème encore tabou: le fonctionnement des HLM. Aujourd'hui, elles sont accordées en fonction de revenu au moment de l'étude du dossier et ne sont pas réviser au cours des ans. Si la situation change, peu importe. Cela explique pourquoi le danseur étoile Dupond ou le maire et ancien député Chevenement accumulent plusieurs HLM à leur compte.
Il y aussi le problème de la sous-location à un prix bien supérieur à ceux demandés par les offices HLM.
Ces comportements sont une honte et participent au blocage des HLM et à la mise à l'écart de français qui pourraient en être bénéficiaires...