30.09.2008

Rachid Kaci: L'UMP devient un parti de notables

PARIS, 23 septembre (Reuters) -
Depuis que Nicolas Sarkozy n’est plus aux commandes, l’UMP devient un parti de “petits bourgeois” et occulte la question de la diversité, y compris sociale, chère au président, déplore un conseiller de l’Elysée.

Fondateur de “la droite libre”, Rachid Kaci
se présente donc aux primaires du parti présidentiel pour les régionales en Ile-de-France face à deux ministres, Valérie Pécresse et Roger Karoutchi, afin de relancer le débat et défendre son projet.
“Depuis le départ de Nicolas Sarkozy, l’UMP est devenu un parti de petits bourgeois déconnectés de la population française”, estime Rachid Kaci dans une interview à Reuters.
“Le parti a besoin d’être relancé, de redevenir cet espace de débats, il a besoin de revivre, tout simplement”, dit-il.
Conseiller à la présidence de la République sur les questions de diversité et de politique de la ville, il revient sur la douzaine de candidats de la diversité présentés aux municipales de mars 2008 dans des “villes imprenables” et sans avoir bénéficié du moindre soutien du parti.
Lui-même n’a pas réussi à ravir Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, au Parti communiste et a été devancé au premier tour par une liste MoDem-Verts-PRG.
“Depuis, on note une disparition complète des candidats de la diversité, on nous a dégommés”, assure Rachid Kaci.
Une situation qui illustre, selon lui, le climat général au sein d’un parti déserté par les militants, notamment ceux issus des classes populaires que Nicolas Sarkozy avait réussi à attirer à l’UMP pendant la campagne présidentielle. “Aujourd’hui, ces gens repartent”, regrette-t-il. L’UMP enregistrait fin août 210.000 adhérents, contre 370.000 à la fin de 2007 et son secrétaire général, Patrick Devedjian, a reconnu la nécessité de recréer une dynamique.
Pour Rachid Kaci, “jamais Nicolas Sarkozy n’a dit qu’il fallait arrêter de réfléchir et de débattre, d’être une sorte d’aiguillon, au contraire.”

“UN COTE MEPRISANT”
Le conseiller explique avoir adressé récemment au chef de l’Etat une note sur la quasi disparition du thème de la diversité au sein du parti majoritaire, une démarche suivie d’un rappel de Nicolas Sarkozy à l’UMP. “Il s’est rendu compte qu’il y avait une vraie déception”, dit Rachid Kaci.
Soucieux de stimuler la diversité, le président français a fait monter au gouvernement des personnalités issues de l’immigration, comme la ministre de la Justice, Rachida Dati, la secrétaire d’Etat chargée des Droits de l’homme, Rama Yade, ou encore la secrétaire d’Etat chargée de la Ville, Fadela Amara.
Ce professeur de mathématiques âgé de 43 ans estime que ses thèses sont étayées par l’indifférence qui accompagne sa propre candidature aux primaires de l’UMP en Ile-de-France, dont la campagne se déroulera de novembre à mars.
Il regrette ainsi que ses courriers ne soient pas adressés aux adhérents du parti, contrairement à ceux de ses concurrents.
“L’équité entre les candidats déclarés n’est absolument pas respectée
, tout se passe comme s’il fallait un pédigree particulier pour avoir le droit se présenter” affirme-t-il.
“Il y a un côté méprisant parce que je ne suis pas ministre, parce que je ne suis pas un notable. C’est l’ignorance absolue, comme si je n’étais pas légitime”, dit-il.
Rachid Kaci réclamera un débat à trois avec Roger Karoutchi et Valérie Pécresse, les deux principaux prétendants à l’investiture depuis le retrait d’Yves Jégo.
Dans son projet pour l’IDF, il déplore que la région n’ait pas d’identité aux yeux de la population et qu’elle soit dirigée par la gauche, sous la conduite d’un “invisible PS”, Jean-Paul Huchon, alors qu’elle est “globalement à droite.”
Il voudrait mettre l’accent sur l’urbanisme et prendre pour modèle du département voisin des Hauts-de-Seine, le plus riche de France, pour créer un pôle de compétivité.

28.07.2008

Candidature à la Présidence des Jeunes Populaires

Chers lecteurs,

 

Durant la durée de la campagne pour la présidence des Jeunes Populaires, je vous prie de vous rendre sur le site:

www.lesjeunesbleus.com

Nous voulons que cette campagne interne au mouvement des Jeunes UMP soit également une campagne d'idées. Vous trouverez donc mes billets et ceux de ma liste sur www.lesjeunesbleus.com

 Bien fidèlement, 

09.07.2008

Rencontre avec Rachid Kaci...

Je l’avais, peut-être ou peut-être pas, déjà inscrit sur ce blog: je fus dégoûté du militantisme au sein de l’UMP, en voyant que rien n’avançait et que l’avis des simples militants, comme moi, n’était jamais pris en compte au sein de l’UMP malgré le travail que l’on peut y faire. Pire: on vous fait croire que vous participez mais, au final, rien n’est considéré.
La triste débâcle de la transposition de la directive communautaire sur la coexistence entre OGM et cultures conventionnelles, qu’on a fait passer en France comme une loi franco-française, est un bon exemple : on a pu participer sur le blog de l’UMP à un débat. J’y ai encouragé le député Grosdidier qui a été le plus courageux à droite contre cette loi, en argumentant mes propos. Mon message a été censuré: trop long éventuellement, ne rentrant pas dans les cases, sûrement !
Bref, le gouvernement a persisté dans sa ligne en tentant de faire croire que cette loi était la plus restrictive d’Europe, ce qui est faux. L’avis presque unanime des militants n’a donc pas été pris en compte : il suffit juste de relire sur le site les multiples messages.

Je me suis donc, depuis deux ans, tourné vers le monde associatif, qui fourmille d’idées bonnes pour la France. Cette addition de personnalités de milieux différents, de cultures différentes est une chance et une force incroyable pour notre pays. Je demeure convaincu que la Droite ne s’appuie pas suffisamment sur ce vivier.

Rattrapé par le virus de la politique et par la volonté de m’engager, fort de l’expérience vécue, j’ai contacté Rachid Kaci, connaissant un peu son parcours et ses idées.
J’ai rencontré un homme courageux, qui s’est construit une personnalité politique à force de détermination. Je dois bien dire qu’il n’a jamais caché ses convictions pour avancer plus vite. Il est aujourd’hui conseiller de la Présidence à la diversité et à la politique de la ville et ce, grâce à son travail uniquement.
Ce chef de file des libéraux conservateurs de l’UMP, rassemblés au sein de l’association La Droite Libre,  a le mérite d’avoir des idées claires et résolument actuelles : laïcité sans conditions, droite décomplexée et liberté de pensée, place majeure de l'initiative individuelle,...

De plus, Rachid Kaci offre une place majeure au débat, au centre de tous ses combats internes à l’UMP. Il accepte et même préfère que son interlocuteur ne soit pas d’accord avec lui pour discuter franchement. J’ai pu l’interroger librement et mesurer cette liberté tellement rare au sein de l’UMP.
Cette position rompt clairement avec le comportement de l’immense majorité des militants bien introduits et responsables de l’UMP qui sont experts dans l’exercice de cour et dans le retournement de veste.

Ainsi, il me semble incontournable de me placer, aujourd’hui,  au côté de Rachid Kaci. Il n’est pas le sous-marin d’un cabinet, d’un cercle d’influence. Il se bat pour la France et pour que l’UMP s’ouvre enfin à l’ensemble des militants et de toutes personnes partageant les convictions de la droite.
Il est donc l’unique chance pour que l’UMP ne se renferme pas dans une logique de RPRisation et de sa monopolisation autours de quelques personnes. Je considère, au contraire, qu’il est l’acteur de l’ouverture de notre parti. Il contribue à donner toute la noblesse au mot « Populaire ».